samedi 13 octobre 2012

DU PAYS LE PLUS PAUVRE AUX ESPOIRS LES PLUS GRANDS

ACTUALITÉS Du pays le plus pauvre aux espoirs les plus grands - • Détails - Catégorie : Actualités - Publié le dimanche 7 octobre 2012 15:19 - Aviol FLEURANT, Avocat Professeur d'Université - Par Aviol FLEURANT --- La pendule de l'État n'est pas à l'heure de la bonne gouvernance, ce, malgré l'accession au pouvoir du président Michel MARTELLY qui, pendant la campagne présidentielle, avait fait le serment de divorcer d'avec les pratiques politiques contraires à l'éthique républicaine. Ce serment, prononcé tant sur la montagne des promesses électorales que sur la Constitution, n'a valeur que de parjure puisqu'en lieu et place du code de la rupture, l'Administration centrale s'est mise à appliquer des recettes surannées, allant du népotisme au clientélisme, du marchandage politique à la perversion des consciences, de la cooptation à l'affaiblissement des institutions, le tout sur fond d'un amateurisme puéril et d'une propagande gênante qui génèrent méfiance, déceptions, volte-face, désenchantement et convulsions sociales. J'ose dire "méfiance" en ce sens que le mensonge d'État, caractérisé par la poursuite de la ''politique de l'inhabileté'', efface la présomption de bonne foi qui a toujours su militer en faveur de tout nouveau gouvernant. "Déceptions" puisque la tromperie en politique est la négation de la confiance et le défaut d'une telle valeur ne peut que transformer le rêve du citoyen en désespoir géant. "Volte-face", car, au seuil même du quinquennat, le Sud applique à l'encontre du chef le "carton rouge" au motif que celui-ci a violé la clause éthique du pacte politique. Je dis "désenchantement" parce que les agissements du pouvoir tuent les aspirations du peuple et par voie de conséquence le rêve du citoyen. Il est question de "convulsions sociales" notamment dans le Nord comme conséquence de la politique du pire. L'expression "politique du pire" se justifie au regard de ces 18 mois de gouvernance chancelante, perturbée par l'arrestation d'un député en fonction, par un bras de fer inopportun entre le chef de l'État et son Premier ministre, par des vagues de remaniements ministériels, par l'érection d'un Conseil électoral sans légitimité; une gouvernance axée sur la conversion du Parlement en caisse de résonnance de l'exécutif; une gouvernance hypothéquée puisque dosée à souhait et réorientée dans le sens des intérêts de l'autorité de tutelle: la Communauté internationale. Aujourd'hui, le coup de massue nous est donné avec une violence inouïe. Dans les rapports sur le développement humain, sur la compétitivité mondiale, sur la drogue, sur la corruption, les indicateurs sont au rouge.On occupe le dernier rang. Qui pis est, d'après une étude du Wall Street Journal, Haïti est le pays le plus pauvre du monde. Ô rage ! Ô désespoirs ! Ô fils de la Patrie ! N'avons-nous tant vécu que pour cette infamie !  De la terre de la "liberté première" au rang de la pauvreté extrême, quelle est donc la mesure d'une telle démesure ?  Peut-il être encore question d'espoirs au regard de ce tableau si sombre ?  Comment passer de l'extrême pauvreté aux espoirs les plus grands ?  Qui porteront ces espoirs? I. Le constat alarmant d'un pays dévasté - Si le pays, avant le 12 janvier 2010, relatait une situation de pauvreté extrême, après le séisme la proportion de gens vivant dans des conditions déshumanisantes s'est considérablement accrue. Cette situation s'explique tant par les pertes et dommages résultant de la catastrophe que par la détérioration de la situation socio-économique des ménages. Je ne vais pas évoquer les causes structurelles à l'origine des dégâts. Néanmoins, on conviendra que les dommages et les pertes doivent notamment leur gravité à l'irresponsabilité séculaire de nos gouvernants, à l'absence de vision de nos chefs d'État, à la passivité de la société civile. Rien ne justifie en vérité que le pays ne soit doté d'un vrai plan d'aménagement du territoire, que nos maisons soient construites en dehors de toutes normes de référence, que la capitale soit ceinturée de plus d'une trentaine de bidonvilles, que l'exode rural soit comme une pandémie. Rien ne peut non plus justifier cette densité excessive de population, cette destruction de la biodiversité, cette érosion alarmante des sols, cette terrible dégradation de l'environnement, encore moins la disparition des espèces. En fait, tout cela est à l'origine de ce bilan post-séisme si lourd : « 300 000 décès, 300 000 blessés, 1 500 000 sans abris, 600 000 déplacés, 105,000 résidences totalement détruites, 208 000 maisons endommagées, 1 300 établissements d'éducation effondrés, 50 hôpitaux et centres de santé inutilisables »[1]. Pourtant, malgré ces données alarmantes, malgré le degré de gravité et de précarité des conditions de vie de l'homme haïtien, l'administration Préval-Bellerive cherchait davantage à s'accrocher au pouvoir que de concevoir un vrai plan Marshall de reconstruction d'Haïti. Ceci a valu à ces dirigeants la réprobation du peuple. Ainsi, le président MARTELLY a-t-il été le grand bénéficiaire d'un vote de rejet du candidat du "système". En réalité, c'est la quête d'un Messie, en plein désert politique et sous le soleil brûlant des expériences amères, qui a poussé l'électorat, abattu et désespéré, à s'accrocher au candidat qui aurait singé le sauveur et qui aurait juré de briser la glace immense du statu quo, indépendamment du passé de ce dernier. Toutefois, arrivé au pouvoir, le "serment" sur la montagne est vidé de sa substance. Le Prince en appelle à la lumière des grands Conseillers du "système" et applique à la lettre les recettes tirées du livre de René PRÉVAL. Continuité! Mensonges! Parjure! Perfidie! Perversions! Élections programmées! Peuple trompé! Consternations! Regrets! Remords! Désespoirs ! Démophobie ! Haïtianophobie !!! Que reste-t-il donc de la première République noire indépendante du monde ? II. L'urgence d'un complot entre gens de biens pour changer le destin - Si, à ma gauche, s'ouvre le rapport mondial sur le développement humain de 2011 où la terre de Toussaint, frappée d'une pauvreté multidimensionnelle, est classée 158e pays sur 176, si à ma droite, on feuillette le rapport de la compétitivité mondiale où la terre de Pétion est classée 142e pays sur 144 et si devant moi Wall Street Journal, comme pour sanctionner la politique de l'administration MARTELLY-LAMOTHE, a déposé avec fracas une étude où il est démontré qu'Haïti est le pays le plus pauvre du monde, je ne peux logiquement que regarder derrière moi et me rabattre sur la beauté de ce grand patrimoine qu'est notre histoire de peuple. Une histoire fondée sur les idéaux de liberté, d'égalité et de non-discrimination, de dignité, d'humanité et d'universalité. Elle est remplie d'humanité puisque la liberté que nous avons revendiquée et acquise au prix du sang l'a été pour nous et pour tout autre terrien, doté de dignité et égal d'autrui, marqué au fer mais fuyant les entraves, qui a foulé de son pied le sol haïtien. Elle est universelle puisque la révolution haïtienne a influencé le bolivarisme – courant politique fondé sur la justice sociale, la liberté, l'égalité des droits – ainsi que le panaméricanisme – mouvement politique qui a créé une communauté d'intérêts entre les Etats de l'Amérique. Aussi, pouvons-nous dire que notre histoire de peuple a même influencé l'histoire du monde. En vérité, nous sommes les précurseurs d'une humanité décolonisée. En fait, nous avons la réserve capitale pour changer le cours des choses. Ce tableau de Wall Street Journal ne saurait torpiller les espoirs et nous condamner à la désespérance. Il faut avant tout un complot entre gens de biens, remplis d'humanité, dotés d'intégrité, de virginité politique et sociale, des gens qui puissent inspirer confiance, qui puissent incarner le prototype du nouvel Haïtien pour relever ce peuple, mis à genoux depuis la mort de l'empereur par des politiciens véreux, des amateurs qui s'improvisent hommes politiques, qui ne se soucient que de leurs intérêts personnels au détriment de ceux de la collectivité et des générations futures. Donc, le constat de cette déchéance sociale, caractérisée par la négation de l'éthique, des vertus et des valeurs, n'est pas irréversible. Au contraire, il motive des énergies positives et suscite les synergies nécessaires pour un changement réel et profond de la situation de l'Haïtien. Une concertation entre forces saines, jeunes et motrices du pays est capable de créer un rempart citoyen contre la corruption des mœurs et des valeurs, un rempart pour la bonne gouvernance, pour le respect de notre souveraineté de peuple libre et autodéterminé, le tout, sur fond d'un leadership collectif pour une Haïti nouvelle, inclusive et prospère. En réalité, si la construction de la nouvelle Haïti doit absolument reposer sur l'inclusion, il n'en demeure pas moins que face aux extrêmes que sont les mouvements de gauche et de droite, anti-institutionnels et anarcho-populistes, la nécessité d'une troisième voie, rassembleuse et crédible, s'impose désormais. Il va falloir que la jeunesse haïtienne, soucieuse de son avenir, s'implique dans la vie politique de la cité pour le bien des générations futures. Les jeunes sont appelés à s'organiser en réseaux locaux, communaux, départementaux, dans la perspective d'un grand mouvement social pour la création de la nouvelle Haïti. Ils devront influencer positivement l'activité politique et aider la communauté à choisir ses représentants tant au Parlement qu'à la présidence suivant des critères d'intégrité, de vertu et de compétences avérées. Le mouvement social, en vue de permettre l'émergence d'une société plus juste et plus humaine, partagera certaines valeurs, telles amour de la Patrie, volontariat et solidarité, laïcité et non-confessionnalisme, tolérance et droit à la différence, non-violence comme force de changement, égalité et non-discrimination, humilité et détermination, intégrité et vertu. Les jeunes devront désormais se joindre aux forces saines et vives de la nation pour faire comprendre au peuple, à l'électorat des années à venir, que la Nouvelle Haïti passe impérativement par la conception et la mise en œuvre d'un plan Marshall de reconstruction. III. La nécessité d'un Plan Marshall pour la Nouvelle Haïti - L'heure est aujourd'hui au relèvement, à la refondation de la nation, à la reconstruction de l'État. D'aucuns parlent d'un vrai Plan Marshall de reconstruction et de développement. Nous devons, néanmoins, opter pour un Plan de reconstruction qui inclura d'abord et inévitablement une refonte de la mentalité, une quête de l'identité nationale, avant ou au moment d'instituer les grandes avenues routières, les grandes infrastructures portuaires et aéroportuaires. Ce plan Marshall sera d'abord mental. Il doit précéder la mise en œuvre du plan de reconstruction infrastructurel. Le mental de l'Haïtien devra s'accorder aux exigences de l'éducation avant qu'on ne prenne, en autobus, le grand boulevard à huit voies, parsemé de palmiers, de pins et de fleurs, partant des côtes du Cap-Haïtien vers Saint-Marc, passant par les côtes des Arcadins jusqu'aux Côteaux avec une vue presque constante sur la mer. Aussi, ce plan devra-t-il être spirituel en ce sens que l'Haïtien devra apprendre à cultiver l'amour pour son prochain, à honorer ses parents, à tolérer les divergences d'opinions et de vues, à apprécier sa culture et son histoire, à aimer son pays et se sentir redevable envers lui. Aussi, va-t-il falloir repanser les plaies et recoudre le tissu social lamentablement déchiré dans des luttes fratricides. Il s'agira d'un plan inclusif où la diaspora dira son mot, où les partis politiques s'exprimeront, où les masses dicteront leur bien-être, où la classe moyenne verra son relèvement, où la bourgeoisie soutiendra la refondation de l'économie, où la société civile incluant le secteur syndical, les paysans, les organisations socioprofessionnelles, les églises, les chambres de commerce, l'Université, mettra en œuvre le plan de reconstruction d'Haïti. Ce plan sera si inclusif qu'il s'ouvrira aux "dignes" apports de la communauté caribéenne, à ceux des Organisations régionales et au soutien des Nations unies. Cependant, la responsabilité de la reconstruction de l'État, de la refondation de la nation, de la grande réforme économique, de la réorganisation des services sociaux, de la régénération de notre environnement, est essentiellement une œuvre haïtienne quoique la présente réalité, témoin de l'effondrement de l'appareil étatique, semble nous contraindre de la mener en partenariat avec la communauté internationale. Cette œuvre de reconstruction, colossale dans sa conception, véritable mémorial immatériel qui aura témoigné de l'amour d'une génération d'hommes et de femmes pour leur patrie, est d'abord nationale. Elle préconise un plan de refondation incluant au premier chef la mise en valeur des ressources, des potentialités et des compétences du terroir. Elle requiert la systématisation d'une approche ascendante et inclusive pour asseoir une Haïti autrement reconstruite, du moins, reconstruite sur la bonne gouvernance, la croissance économique, le respect des droits de l'homme, les vertus démocratiques, la justice sociale, sur un développement endogène, équitable et durable. Ascendante, en ce sens que, rejetant l'option d'une refondation sur fond de table rase, l'œuvre de reconstruction tiendra compte de nos acquis en termes de richesses historiques, patrimoniales, culturelles, artistiques. Elle tend vers l'élévation de la pensée haïtienne, vers le renforcement de l'identité nationale, dans la perspective d'un État fort, d'une nation responsable et autonome. Inclusive, puisque la réalisation de l'œuvre n'est possible que si l'ensemble des forces haïtiennes y adhère. Ainsi, je vous convie tous, hommes et femmes de ce pays, paysans et citadins, jeunes et vieux, grands et petits, croyants et non croyants, à emboîter le pas, ce, pour la transformation de cette crise en une opportunité de développement. IV. Un plan inscrit dans la logique d'une réforme institutionnelle - La réforme institutionnelle est capable de combler le déficit démocratique que connaît le pays depuis plus d'un demi-siècle. Ce déficit, rappelons-le, est dû au fait que les gouvernants, croyant souvent avoir la commande d'un pouvoir providentiel ou tout simplement animés de mauvaise foi, se sont toujours placés au dessus de la loi et des institutions. A titre d'exemple, le corps judiciaire n'a jamais été un pouvoir. Il a fallu qu'il demeure une institution vassale, affaiblie à dessein, tant par l'exécutif que par le législatif, sinon, en cas de reddition de comptes, elle serait une guillotine imparable pour le Prince, pour ses ministres, pour ses comptables et pour tout dilapidateur du Trésor public. Il en a toujours été de même pour les institutions militaire, policière et électorale. Car, si les premières jouissaient d'une indépendance réelle, elles seraient au service de l'État et non pas un instrument politique dont se servirait le chef pour mater toute résistance à l'oppression. En revanche, un Conseil électoral indépendant est une garantie pour la démocratie. Ainsi, lui enlever son indépendance va absolument dans le sens des intérêts du Prince qui doit s'en servir pour fabriquer des Parlementaires à la solde de son pouvoir. La réforme institutionnelle ne peut être que la toile de fond de la refondation de l'État. Elle passe absolument par la réorganisation des pouvoirs et des institutions publiques. En effet, l'appareil de l'État présente un déséquilibre structurel entre les Pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire ainsi qu'un dysfonctionnement permanent des Institutions. Cette réalité compromet le jeu de la séparation des pouvoirs et fait écran à l'exercice de la bonne gouvernance. Ce déséquilibre structurel – consistant notamment en un partage inégal de pouvoirs entre les pouvoirs – a souvent été à l'origine de tensions politiques et sociales très fortes résultant d'interminables bras de fer entre une majorité parlementaire constituée et les autorités gouvernementales. D'aucuns ont démontré en quoi ce déséquilibre entre les pouvoirs et en quoi une absence de contrepoids de l'exécutif par rapport au Parlement peut paralyser l'activité étatique et rendre inopérante la vie républicaine. Ils ont démontré l'inadéquation de ce régime politique à prépondérance parlementaire avec nos traditions présidentialistes. Notre système ne s'inscrit pas dans la logique du parlementarisme rationalisé, ce qu'il va falloir redéfinir pour la nouvelle Haïti. Cette réforme de l'État – qui n'exclut pas une autre révision du droit constitutionnel formel – vise également l'établissement d'une bonne gouvernance administrative et fiscale dans la perspective d'un développement endogène, la décentralisation, la déconcentration des services publics, la réforme des partis politiques, le renouvellement d'une classe politique léthargique, la refondation des services sociaux, la structuration de l'économie, l'aménagement du territoire, la régénération de l'environnement, la sécurité nationale. En somme, le constat est alarmant. Les rapports sont accablants. Haïti est reléguée à l'arrière-plan. De la terre de la liberté première au pays le plus pauvre du monde, c'est une énorme démesure. En lisant l'étude du Wall Street Journal, en vérité, plus d'un, malgré la fierté d'être haïtien, a été atteint jusque dans ses entrailles. Que reste-t-il donc de la première République noire du monde ? Le vieux semble aujourd'hui refuser de vivre. La jeunesse est sans vie. Elle est sans repères, livrée à elle-même, traumatisée, abattue. Elle se cherche. Elle se perd sur un territoire délavé, banalisé, gangrené par la corruption. Elle est troublée par une réalité politique faite de déficits de modèles, de négation de la confiance. Cependant, j'ose croire, malgré ce constat si sombre, que le feu des remords n'a pas encore consumé l'espérance de ce grand peuple. Malgré le cœur transpercé par ces flèches mortelles, Haïti espère encore. Elle espère que vous jetterez sur elle un regard rempli d'amour et d'humanité, un regard rempli de dignité, un regard qui réconforte, qui guérit; un regard qui puisse l'inciter à se relever. Notre pays a besoin de changement, de changement de politique, de changement de paradigme. Il a besoin d'un rêve. Il a surtout besoin de patriotes qui puissent guider ce rêve. Et la jeunesse haïtienne, en tant que force motrice, mérite de savoir la place qui lui revient dans le processus de reconstruction de son pays. Sa place est donc au cœur de la refondation de l'État. Nous avons la responsabilité historique de lui dire que nous ne sommes pas condamnés à l'extrême pauvreté; que celle-ci ne doit être qu'un puissant motif de changement; que par-delà la pauvreté extrême, il y a la détermination de se relever et pour que brillent les espoirs les plus grands. "Haïti ne mourra pas. Haïti vivra tant que nous existons". [1] Plan d'action pour le relèvement et le développement national, Mars 2010, pp. 2,3,4. Aviol FLEURANT, Avocat Professeur d'Université Master 2, Droit international et européen des droits fondamentaux aviolfleurant@gmail.com

ONA ET SES EMPRUNTEURS...

Courtoisie de Fred Leflo : Pour l'Histoire... Beaucoup de citoyens aimeraient savoir si l'ONA reçoit des paiements réguliers des gens ci-après mentionnés 1) Mme Jeanne Bernard, ex-Directrice du Bien Etre Social, Ex-Directrice de l'Immigration, Ex- Directrice de L'ONM, ex- maitresse de Préval, qui a emprunté de l'ONA 196 millions de gourdes dont le remboursement est étalé sur 30 ans, alors qu'elle était âgée de 67 ans. Son prêt se soldera à l'âge de 97 ans, si Dieu lui prête vie, si elle continue à vivre dans la pays, si elle se souvient qu'elle a une dette envers les contributions des pauvres, si... 2) Charles Suffrat, ex-conseiller de Préval, ex-coordonnateur de Koze Pèp qui s'est octoyé 30 millions de gourdes dont le remboursement est étalé sur 30 ans pour se construire sa petite maison de retraite à Belle Ville. Il est âgé de 62 ans. Enfin, ce pays doit tellement de choses à ces gens... 3) Marie Claude Calvin, sœur du Président Préval. Elle remplit aussi la fonction de secrétaire exécutive, qui a gargarisé 186 millions de gourdes de l'ONA, remboursable sur 35 ans. Invisible sur le territoire haïtien. 4) Kelly Clédor Bastien, ex-Président du Sénat et sa Femme, se sont attribué 176 millions de gourdes payables dans 30 ans. Le même Kelly Bastien qui était impliqué dans cette sale affaire de gaspillage des fonds du Sénat sur la rubrique de restaurant et de distribution de nourritures gratuites. Quelles affaires ? 5) Mme Joseph Lambert, épouse de l'ex-président du Sénat, le sénateur de la république du Sud Est Joseph Lambert. Elle a reçu 7 millions de gourdes des fond de l'ONA, remboursables sur 25 ans 6) Herivaux Rudy, ex-énateur de l'Ouest, représentant du parti de Jean Bertrand Aristide, Fanmi Lavalas, s'est gratifié de 108 millions de gourdes des fond de l'ONA, remboursables sur 30 ans 7) Evalière Beauplan, Sénateur du Nord Ouest, 9 millions de gourdes des fonds de l'ONA, remboursables sur 25 ans 8) Cassy Nenel, Sénateur de Nippes, vendeur de visas américains. L'ex-Sénateur Gabriel Fortuné dans sa déposition formelle et publique au Sénat avait mentionné le cas. Monsieur Cassy : 3 millions de gourdes des fonds de l'ONA, remboursables sur 15 ans 9) Assad Volcy, ex-Conseiller du président Préval, dont le véhicule a été impliqué, dans une affaire de kidnapping d'un enfant mineur. Le véhicule était alors piloté par un autre conseiller du président Préval, le chimère Lavalas bien connu, Samba Boukman, porte-parole de l'Opération Bagdad de 2004. Remarquons que si Assad Volcy était le bras droit, Samba Boukman était le bras gauche du bruyant Commissaire de gouvernement Claudy Gassant. Assad s'est octoyé 25 millions de gourdes des fonds de l'ONA, remboursables sur 30 ans 10) Aviol Fleurant, avocat, militant des droits humains 40 millions de gourdes pour 28 ans. A quel titre??? 11) Osner Fevry, avocat-politicien 35 millions de gourdes pour 18 ans . A quel titre??? 12) Guyler Cius Delva, actuel secrétaire d'état de l'Information du gouvernement Martelly-Laurent, ex-Coordonnateur de la Commission des Journaliste de Rêne Préval, laquelle Commission était chargée de protéger les intérêts du gouvernement Préval et d'orienter les enquêtes sur les assassinats des journalistes survenus au cours des années précédentes. Par exemple dans les affaires Jean Dominique/Brignol Lindor Delva a tout fait pour éviter qu'on enquête sur les auteurs intellectuels de ces assassinats. La commission protège les principaux bourreaux. Delva a été payé: 17 millions de gourdes des fonds de l'ONA remboursables sur 27 ans. 13) L'ex Député Axène Joseph 113 000 000 pour 32 ans Généralement, l'haïtien a peu de mémoires. Mais là.....

HAITI AND THE DOMINICAN REPUBLIC: A BRIEF HISTORY OF A LONG STRAINED RELATIONSHIP

Haiti and the Dominican Republic: A brief history of a long strained relationship - Ezra Fieser | The Christian Science Monitor | Oct 10, 2012 - In the long-strained relationship between Haiti and the Dominican Republic, perhaps the darkest moment took place near this border town in October 1937. Dictator Rafael Trujillo ordered the killings of thousands of Haitians, whose bodies were dumped in the aptly named Massacre River that separates the two countries. Seventy-five years have passed since the so-called Parsley Massacre killed upwards of 12,000 Haitians and Dominicans who tried to come to their aid. Yet in spite of its importance, the massacre was largely forgotten, not discussed or taught in Haiti and widely misinterpreted in the Dominican Republic. Scholars and activists, however, say its effects lived on, forever changing the relationship between Haitians and Dominicans, neighbors on the Caribbean island of Hispaniola. Last week, however, led by members of the Haitian and Dominican Diasporas living in the US, hundreds of people gathered along the border to recall the massacre and address its legacy. The three-day Border of Lights initiative was highlighted by a vigil in which hundreds of Dominicans and Haitians met on opposing sides of the river and sent candles adrift in its shallow waters. “None of our governments have paused for a moment of silence in 75 years to say that this was a sad and painful chapter in our history and we have to learn from it in our daily dealings as a state, and as part of a total island,” says Edwidge Danticat, an acclaimed Haitian author who helped organize the event. “It's important to reflect on both sides of the border what this history means in terms of our dealings from now on,” Ms. Danticat says, “how we see each other as island neighbors, consumers and producers, and in some cases as binational family members and generally as human beings.” ‘Institutionalized’ anti-Haiti sentiment - Prior to the massacre, Haiti and the Dominican Republic enjoyed years of good relations. Removed from the power centers of Santo Domingo and Port-au-Prince, the border was peaceful and fluid. That changed, however, over five days in early October 1937 when, acting on President Trujillo’s orders, soldiers killed thousands with machetes, bayonets, and rifles. Trujillo's exact reason remains unknown, although historians have speculated it was part of his effort to control the border and "whiten" the country. It earned the moniker Parsley Massacre because some soldiers carried a parsley sprig and asked suspected Haitians to pronounce the Spanish word for it, perejil. Mispronunciation of the “R” in the word – difficult for native creole speakers – was enough to get you killed. After the massacre, Trujillo commissioned papers that sought to justify the killings by highlighting the 22-year Haitian occupation of the Dominican Republic – which had ended more than a century earlier – and stirred up fears that Haitians were trying to overrun its neighbor. The historical tensions between the countries are still apparent. Each year, Dominicans celebrate independence from Haiti as well as Spain, despite winning independence from the European colonists most recently. “The legacy [of the massacre] was to reverse the long period of peaceful relations between the countries that had existed in the years before the massacre,” says Michele Wucker, whose 1999 book “Why the Cocks Fight” examines Haitian-Dominican relations. The tragedy marked the start of “institutionalized” anti-Haitian policies within the Dominican government, says Edward Paulino, a Dominican-American history professor at the City University of New York (CUNY) who helped organize the commemoration. “It’s not true that this anti-Haitianism that you see today is timeless,” he says. “Much of it began with the massacre in 1937.” Mr. Paulino points to current government policies, such as the change in law that has deemed Dominicans of Haitian descent as foreigners rather than citizens, despite being born in the country. Under those laws, hundreds of people have been stripped of their documentation, leaving a group of functionally stateless people, human rights groups say. Solidarity - There was another side of the massacre, however, says Edwin Paraison, executive director of Santo Domingo-based Fundación Zile, a nongovernmental organization that works on Haitian-Dominican relations. “From this painful episode … was born the solidarity between Dominicans and Haitians that still exists,” he says, mentioning that many Dominicans lost their lives in the massacre while trying to protect Haitian victims. Mr. Paraison was the minister of Haitians living abroad when the January 2010 earthquake destroyed his country. “The Dominicans were the first to respond to lend support and aid to Haiti,” Paraison says. “What’s important here is to rescue and highlight the solidarity between Dominicans and Haitians.” That solidarity, he says, was on full display last week during the commemoration of the massacre. “You have people from both Haiti and the Dominican Republic, notable people, artists, authors, who are recalling an event 75 years later that affected both countries. That demonstrates solidarity.

jeudi 11 octobre 2012

HAITI: WHERE IS THE MONEY

Haiti: Where is the Money? FEBRUARY 26, 2012 By Bill Quigley and Amber Ramanauskas - Bill Quigley teaches at Loyola University New Orleans College of Law, is the Associate Legal Director at the Center for Constitutional Rights, and volunteers with the Institute for Justice and Democracy in Haiti. Amber Ramanauskas is a lawyer and human rights researcher. Haiti, a close neighbor of the United States with a population of more than nine million people (700 plus miles from Miami), was devastated by earthquake on January 12, 2010. Hundreds of thousands of people were killed and many more wounded. Before the quake, Haiti was already the poorest country in the Western Hemisphere and one of the most impoverished in the world. After? Conservative estimates for the cost of reconstructing Haiti are nearly $14 billion. The Inter-American Development Bank confirmed the earthquake is “likely to be the most destructive natural disaster in modern times.”[1] The United Nations Special Envoy to Haiti estimated in June 2011 that international donors gave Haiti more than $1.6 billion in relief aid since the earthquake (about $155 per Haitian) and more than $2 billion in recovery aid (about $173 per Haitian) over the last two years. Before the earthquake, international donors were giving Haiti assistance at a rate of approximately $92 per person per year (these rates count expenditures on U.N. troops). International assistance after the earthquake was four times as large as the Haitian government’s annual budget.[2] But two years later, more than half a million people remain homeless in hundreds of informal camps; a majority of the tons of debris from destroyed buildings still lays where it fell; and cholera, a preventable disease, was introduced into the country and has become an epidemic, killing thousands and sickening hundreds of thousands more.[3] Haiti today looks like the earthquake happened two months ago, not two years. Haitians ask the same question as the US Congress: “Where is the money?” Where did the money go? It turns out that almost none of the money that the general public believed was going to Haiti actually went directly to the country. Only one percent of the money went to the Haitian government. Likewise extremely little went to Haitian companies or Haitian non-governmental organizations (NGOs). Haitians, by and large, were not even consulted about the relief efforts. Most of the money that was spent went to outside governments, international aid agencies, and big, well-connected non-governmental organizations. Some went to for-profit companies whose business is disasters. A lot of the pledged money has never been actually put up. And a lot of the money that was put up has not yet been spent. Haitians, whether through their Haitian government, Haitian NGOs, or Haitian companies, have had no control over how the money in Haiti has been spent. Despite a near total lack of control, it is likely that the failures in Haiti will be blamed on the Haitians themselves in the typical “blame the victim” fashion. Haiti will be blamed by the international community despite poor planning, poor execution, and the siphoning of funds by international NGOs and private companies. This article illustrates some of these problems. For those who wish to delve into more depth, an excellent source of information on this topic is the Center for Economic and Policy Research. It has a project called “Haiti Reconstruction Watch” that tracks developments in detail. The Janet Reitman article in Rolling Stone provides a good overview of the situation, and Haiti grassroots watch provides on-the-ground reports. Little Aid Went to the Haitian Government or the Haitian People The Haitian government was bypassed in the relief effort. Haitian contractors received few contracts. It would appear the Haitian people were not consulted about the best way to spend the money.[4] Examine the aid provided by the U.S. Immediately following the earthquake, the U.S. allocated $379 million in aid and sent in 5000 troops.[5] The U.S. ultimately sent 22,000 military members to Haiti. [6] The U.S. has allocated nearly $2.93 billion to Haiti earthquake relief and reconstruction, roughly $1.642 billion for relief and $1.140 billion for reconstruction.[7] For example, it was quickly discovered that of the $379 million in initial US money for Haiti, most was not really going directly, or in some cases even indirectly, to Haiti. The Associated Press (AP) documented as early as January 2010 that 33 cents of each of these US dollars for Haiti was actually given directly back to the US to reimburse ourselves for sending in our military. The U.S. almost completely bypassed the elected government of Haiti and sent less than one cent of each dollar of aid to the government. Forty-two cents of each dollar went to private and public non-governmental organizations like Save the Children, the U.N. World Food Programme and the Pan American Health Organization.[8] International assistance generally followed the same pattern. The U.N. Special Envoy for Haiti reported that of the $2.4 billion in humanitarian funding, 34 percent was given back to the donor’s own civil and military entities for disaster response; 28 percent was given to U.N. agencies and non-governmental agencies for specific U.N. projects; 26 percent was given to private contractors and other NGOs; six percent was provided as in-kind services to recipients; five percent was given to the international and national Red Cross societies; and one percent was provided to the government of Haiti.[9] In terms of Haitian NGOs, not a single one was included in the funding for the first U.N. appeal. In the second U.N. appeal, Haitian NGOs accounted for four-tenths of one percent of the funds.[10] In August of 2010, the US Congressional Research Office reported that the US planned to reimburse U.S. governmental agencies for $1.5 billion in relief and disaster assistance funding for Haiti. Of this amount, $655 million was allocated to the Department of Defense; $220 million to the Department of Health and Human Services to provide grants to individual American states to cover services for Haitian evacuees; $350.7 million to United States Agency for International Development (USAID) International Disaster Assistance (IDA); $150 million to the US Department of Agriculture for emergency food assistance; $96.5 million to the State Department Contributions to International Peacekeeping Activities; $45 Million to U.S. Coast Guard Activities; and $15 million to the Department of Homeland Security for immigration fees.[11] Haitian companies capable of providing relief and reconstruction services were bypassed entirely in the relief process, just as the Haitian government had been. The Center for Economic and Policy Research analyzed each of the 1490 contracts awarded by the U.S. government from the time following the January 2010 earthquake until April 2011 and found only 23 contracts went to Haitian companies. Overall, the U.S. had awarded more than $194 million to contractors, $4.8 million to the 23 Haitian companies, about 2.5 percent of the total. On the other hand, contractors from the Washington, D.C.-area received $76 million, 39.4 percent of the total. [12] Haitian civil society was shut out of the process as well. Not only did Haitian NGOs not receive any real percentage of the relief funds, but it was also clear from the very beginning that the international community was not really trying to listen to Haitians. Refugees International reported in early March 2010 that locals were experiencing a difficult time gaining access to the international aid operational meetings concerning Haiti occurring inside the U.N. compound. According to Senior Advocate Patrick Duplat and Consultant Emilie Parry, both of Refugees International, “Haitian groups are either unaware of the meetings, do not have proper photo-ID passes for entry, or do not have the staff capacity to spend long hours at the compound.” [13] Others reported that these international aid coordination meetings were not even being translated into Creole, the language of the majority of the people of Haiti. [14] Another example of the exclusion of Haitians is the Haiti Neighborhood Return and Housing Reconstruction Framework drafted in September 2010 by the Interim Haiti Redevelopment Commission. The framework, which was supposed to guide reconstruction, was not even published in draft form in Creole so local people could review it; did not realistically address the needs of Haitian renters (who accounted for more than half of the people displaced); and did not incorporate input from internally displaced people (the hundreds of thousands of Haitians in homeless camps) were not even consulted. [15] Little of the US Haiti reconstruction money has been spent A May 2011 United States Government Accountability Office (U.S. GAO) report on the $918 million allocated by Congress for Haiti reconstruction found that there were many plans for the money but only 20 percent or $184 million had even been obligated. Most of this money, $120 million, was transferred to the Haiti Reconstruction Fund.[16] Nearly two years after the quake, less than one percent of the $412 million in US funds specifically allocated for infrastructure reconstruction activities in Haiti had been spent by USAID and the U.S. State Department. Only 12 percent has even been obligated according to a November 2011 report by the U.S. GAO. [17] Private NGOs and Companies Scramble for Haiti Money From the very beginning the disaster in Haiti was looked upon as a business opportunity. Less than a month after the quake hit, the US Ambassador Kenneth Merten sent a cable titled “THE GOLD RUSH IS ON” as part of his situation report to Washington. In this February 1, 2010 document, made public by The Nation and Wikileaks, Ambassador Merten reported the President of Haiti met with former General Wesley Clark for a sales presentation for InnoVida Holdings LLC, a Miami-based company that builds foam core houses.[18] Capitalizing on the disaster, Lewis Lucke, a high ranking USAID relief coordinator, met twice in his USAID capacity with the Haitian Prime Minister immediately following the quake. He then quit the agency and was hired for $30,000 per month by a Florida corporation, Ashbritt, and its prosperous Haitian partner to lobby for disaster contracts. Lucke said “it became clear to us that if it was handled correctly the earthquake represented as much an opportunity as it did a calamity.”[19] Ashbritt and its Haitian partner were soon granted a $10 million no-bid contract. [20] Lucke said he was instrumental in securing for Ashbritt an additional $10 million contract from the World Bank and another smaller one from CHF International, both before their relationship ended in court when Lucke sued Ashbritt and his Haitian partner for nearly $500,000 in bonuses for the contracts he had helped them land.[21] Other private groups in the U.S. also began lobbying for a share of the Haiti money immediately following the quake. In January, the US military had to suspend medical evacuations of critically injured Haitians to hospitals in Florida after officials there formally asked the US to pay some of the medical costs of care.[22] Florida was ultimately reimbursed more than $5 million in Haiti relief funds for helping Haitians. The Orlando Sanford Airport, which handles a million visitors a year, received $583,000 in federal funds for receiving 9500 evacuees plus volunteers and staff. Federal relief funds reimbursed the airport for $32,000 in new carpets, $160,000 in landing and ramp fees, more than $23,000 for the CEO’s time on the scene, and $223,000 in other staff time. [23] Contrast this with the Miami International airport that handled more than four times as many flights (12,000 passengers) and did not request similar federal funds. The American Red Cross reported receiving $486 million in donations for Haiti as of June 2011. According to a two-year update published in January 2012, it either spent or signed agreements to spend two-thirds, or $330 million, on relief and recovery efforts, though specific details are unclear.[24] Within weeks of the earthquake, the American Red Cross, which before the disaster had 15 people in Haiti, had raised nearly $200 million for relief operations there. Partners in Health, which pre-earthquake had 5000 people working in Haiti, raised about $40 million. [25] The CEO of American Red Cross is paid a salary of over $500,000 per year.[26] As of August 2011, the American Red Cross had spent less than half the money it raised for relief and reconstruction in Haiti.[27] In March 2010, the Associated Press reported that “[t]ens of millions…went to U.S.-based aid groups. While much of that bought food and other necessities for Haitians, it often did so from U.S. companies — including highly subsidized rice growers whose products are undercutting local producers, driving them out of business.”[28] In an excellent article, Rolling Stone reported on a $1.5 million contract to the New York based consulting firm Dalberg Global Development Advisors. According to Smucker, an anthropologist specializing in Haiti who briefed the group, Dalberg’s team “had never lived overseas, didn’t have any disaster experience or background in urban planning… never carried out any program activities on the ground,” and only one of them spoke French. Despite this, the group was assigned the task of assessing a specific land area where the U.S. hoped to create new communities in an attempt to depopulate Port-au-Prince. USAID reviewed Dalberg’s work and found “One of the sites they said was habitable was actually a small mountain…It had an open-minded pit on one side of it, a severe 100 foot vertical cliff, and ravines…it became clear that these people may not even have gotten out of their SUVs.”[29] An example of the politicization of this process can be found in the $8.6 million joint contract for the removal of debris in Port Au Prince between the USAID Office of Foreign Disaster Assistance with the private companies CHF International and Project Concern International (PCI).[30] CHF International is a politically well-connected international development company with an annual budget of over $200 million.[31] The CEO was paid $451,813 in 2009.[32] PCI is an international aid group with an annual budget in excess of $30 million whose CEO earned $263,219 in compensation in 2009.[33] CHF’s connection to politicians is its board secretary, Lauri Fitz-Pegado, a partner with the Livingston Group LLC. The Livingston Group performs lobbying and government relations services and is headed by former Republican Speaker-designate for the 106th Congress, Bob Livingston.[34] Ms. Fitz-Pegado was appointed by President Clinton to serve in the Department of Commerce, and she served as a member of the foreign policy expert advisor team on the Obama for President Campaign.[35] According to Rolling Stone, CHF “works out of two spacious mansions in Port-au-Prince and maintains a fleet of brand-new vehicles.[3] Presidents George W. Bush and Bill Clinton announced a fundraising venture for Haiti on January 16, 2010.[37] As of December 2011, the Clinton Bush Haiti Fund had received more than $54 million in donations.[38] It has partnered with several Haitian and international organizations. Though most of its work appears to be legitimate, it has donated $2 million to those constructing a $29 million luxury hotel in Petionville. [39] The reconstruction has been exceedingly slow. A report issued by the International Red Cross in December 2011 revealed that more than 100,000 homes had been completely destroyed and another 200,000 badly damaged. As a result, 1.5 million people, 20 percent of the Haitian population, required shelter after the earthquake. The international community responded by providing hundreds of thousands of tarpaulins (two tarps per family) by May 2010, three-and-a-half months after the earthquake. Though few homes are being repaired, small, temporary shelters measuring approximately 12 feet by 16 feet are being constructed at a rate of about 7000 per month. With more than half a million people still under tarps, permanent shelter is an ongoing need. [40] An April 19, 2011 audit by the USAID Office of the Inspector General (OIG) that examined USAID’s efforts to provide transitional housing found that grantees completed only 7179 transitional shelters, 22 percent of their target number, and some of those shelters were substandard. USAID made 16 grants for shelter totaling $138.6 million, but only $37.8 million had been disbursed as of January 1, 2011. USAID-issued grants were based on unsolicited non-competitive proposals and the largest were awarded to Catholic Relief Services, World Vision, and Cooperative Housing Foundation International. [41] Critics of the non-governmental organizations abound. According to Nigel Fisher, the U.N.’s humanitarian officer in Haiti, “the NGOs still have something to respond to about their accountability, because there is a lot of cash out there. But what about the $1.5 to $2 billion that the Red Cross and NGOs got from ordinary people, and matched by governments, etc.? What’s happened to that? And that’s where it’s very difficult to trace those funds.”[42] The International Community and Haiti International efforts to assist Haiti have been characterized by the same themes of bypassing the Haitian government and funneling charitable giving through international public and private non-governmental organizations. In a January 2010 meeting in Montreal, members of the international community agreed to launch a ten year rebuilding campaign for Haiti. But they refused to commit specific amounts of money or plans until concerns about mismanagement and the ability of Haiti’s government were resolved. Experts suggested making the U.N. the clearinghouse for the money and closely tracking it. [43] At a conference in March 2010, U.N. countries pledged to donate $5.3 billion over two years and a total of $9.9 billion over three years or more. The money was to be deposited with the World Bank and distributed by an internationally controlled fund to be co-chaired by Bill Clinton and Jean-Max Bellerive, then the Haitian Prime Minister.[44] The Interim Haiti Reconstruction Commission (IHRC) was subsequently created by the executive order of Haitian President Preval to exist for a period of 18 months beginning on April 21, 2010.[45] This money effectively bypassed all the Haitian public governmental bodies. [46] President Bill Clinton reported that by July 2010, only ten percent of the pledges had been given to the IHRC. [47] As of July 2011, the Miami Herald noted that of the $3.2 billion in projects approved by the IHRC only five had been completed for a total of $84 million. [48] The IHRC was supposed to have an equal number of Haitian and international members for voting purposes (half Haitian representatives and half representatives of donors which pledged more than $100 million), have an audit and performance office with expedited authority to issue title to lands, give the President of Haiti authority to veto decisions within ten business days of notice, and barring presidential veto, the actions will be deemed confirmed. Upon its demise, the power and authority of the IHRC was supposed to cease and be transferred to the government of Haiti. [49] At the December 2010 board meeting, the twelve Haitian members of the IHRC complained of a lack of communication between the IHRC staff and Executive Committee and themselves. President Clinton agreed that more communication would be forthcoming but said the Haitian board members needed to provide more support to the IHRC. [50] Rolling Stone quoted a senior international aid official as saying “Behind closed doors, the feeling of the Haitian government was this was just another foreign group they’d given permission to come in and take over their country. But what could they do? The Haitian government knew it didn’t have the capacity to tackle this reconstruction on its own.” [51] One year after the earthquake, Oxfam criticized the IHRC, saying it had neither the staff nor the technical capacity to lead the reconstruction. [52] Feeling that they functioned solely as rubber stamps, the Haitian members complained of being “completely disconnected from the activities of the IHRC”; given no background information on the projects they were supposed to fund; given no time to “read, nor analyze, nor understand- and much less respond intelligently- to projects submitted”; no follow-up on the previously approved millions in funds; and not knowing the names of IHRC consultants nor their respective tasks.” As if to prove their point, the IHRC meeting held in December 2010 in the Dominican Republic, continued despite the absence of co-chair and Haitian Prime Minister Jean-Max Bellerive. [53] In May 2011, when only five months remained on its original mandate, the GAO deemed the IHRC “not fully operational.” Among the reasons cited for the IHRC’s operational impediments were “delays in staffing the commission and defining the role of its Performance and Anticorruption Office–which IHRC officials cited as key to establishing the commission as a model of good governance.” At the time of the audit, IHRC had approved projects estimated at $3 billion, only 30 percent of the total of donor pledges. The audit also found that the IHRC failed to direct funding to projects prioritized by Haitians. For example, the Haitian government identified almost equal funds for agriculture and rubble removal, but the IHRC approved seven times more funding for agriculture projects. While the Haitian “Action Plan” outlined a need for more than $800 million to rebuild and improve Haitian government institutions the IHRC approved only $113 million. On the other hand, IHRC approved $680 million in road construction projects while the Haitian’s “Action Plan” estimated that they only needed $180 million. As a result of the IHRC’s disregard for priorities set by the Haitian people, the GAO audit found that the IHRC approved projects may not be “providing the assistance that is most urgently needed.” The IHRC does not have the power to tell donors which areas to fund and has difficulty convincing donors to pledge to the areas needed like rubble removal. [54] As of the time of this article’s publication, the current status of the IHRC is still up in the air. The 18 month mandate for the commission was due to end Friday October 28, 2011. As of October 22, 2011, no request from Haitian president to extend it was received.[55] The IHRC website shows its last action as August 17, 2011. Its board minutes have not been updated since December 2010. The link for latest news is blank. An email to its press contacts has not been responded to. In July 2011, Martelly announced he intended to extend the mandate of the IHRC for another year. The Miami Herald noted in July 2011 that of the $3.2 billion in projects approved by the IHRC only five had been completed for a total of $84 million.[56] The IHRC website now contains a notice that because its mandate expired October 21, 2011: “NOTICE: Please kindly note that the mandate of the IHRC expired on October 21, 2011. Pending a decision of the Haitian Parliament regarding the future of this institution, a team is currently dealing with day-to-day business. The (re)submission of project proposals remains closed until further notice. Proponents who have not yet been informed of their project’s status will shortly be contacted by the projects team” Haiti Reconstruction Fund The HRC is but another piece of the larger puzzle of where the money comes from, where it goes, and who knows what is going on. The Haiti Reconstruction Fund (HRF) is yet another entity involved in the process. As of September 30, 2011, the HRF reports pledges of $352 million in grants from donors to Haiti to be funneled through the HRF.[57] The HRF 2010-2011 annual report, issued after 12 months of work, states the HRF has been able to “mobilize over US$350 million for housing, debris removal and management, disaster risk reduction, regional development, budget support, job creation, agriculture, and education. The funds have been mobilized, coordinated and allocated in support of priorities set by the Government and its recovery commission.”[58] The HRF is administered by the World Bank as a pipeline for specific money to Haiti that has to go through one of three organizations – the Inter-American Development Bank, the United Nations, or the World Bank. The HRC is governed by a board made up of one representative from Haiti and representatives of the major donor countries, those that have donated at least $30 million. It is interesting to note that the HRF Steering Committee met only once during the period from July 2011 to September 2011, and that meeting was “in conjunction with” the seventh IHRC Board meeting on July 22nd, 2011, illustrating the overlap of those in charge of both institutions.[59] The HRC and the IHRC were designed to work together. Projects are to be first approved by the IHRC and then the HRF; then the donors actually choose what projects get the money, how the funds are to be dispersed, who will spend the money and how it will be accounted for. With the IHRC suspended, it is not clear how the HRC will operate. The most recent report posted by the HRC indicated that of the $352 million pledged by donors, $270 million has been allocated, and $222 million has been disbursed to approved projects.[60] What to Do Haitians, whether through their government, Haitian NGOs, or Haitian companies, have had almost no control over how the money donated to Haiti in the wake of the earthquake has been spent. Despite a near total lack of control, it is likely that the failures in Haiti will be blamed on the Haitians themselves in the typical “blame the victim” fashion. Haiti will be blamed by the international community despite poor planning, poor execution, and the siphoning off of funds by international NGOs and private companies. The U.N. Special Envoy to Haiti suggests the generous instincts of people around the world must be channeled by international actors and institutions in a way that assists in the creation of a “robust public sector and a healthy private sector.”[61] Rather than giving the money to intermediaries, funds should be directed as much as possible to Haitian public and private institutions. A “Haiti First” policy can strengthen public systems, promote accountability, and create jobs and build skills among the Haitian people.[62] These are the people who will be solving their problems when the post-earthquake relief wave is spent. [1] Haiti reconstruction cost may near $14 million, Inter-American Development Bank (Feb. 10, 2010), http://www.iadb.org/en/news/webstories/2010-02-16/haiti-earthquake-reconstruction-could-hit-14-billion-idb,6528.html. [2]United Nations Office of the Special Envoy to Haiti, Has Aid Changed? Channeling assistance to Haiti before and after the earthquake (2011). [3] Haiti/WB: 2012 Strategy Focuses on Disaster Management, Infrastructure, Education and Jobs, The World Bank (Dec. 1, 2011), http://web.worldbank.org/WBSITE/EXTERNAL/TOPICS/EXTEDUCATION/0,,contentMDK:23059532~menuPK:282422~pagePK:64020865~piPK:149114~the SitePK:282386,00.html The World Bank reported over 220,000 people killed and 300,000 wounded. As of December 2011, it reports that four of eleven million cubic meters of debris have been removed, camp occupancy has dropped from 1.3 million to approximately 600,000, and schools have reopened. See generally Haiti: $23 million needed for 2012, as people continue to cope with the aftermath of earthquake, storms and cholera, United States Office For the Coordination of Humanitarian Affairs (Dec. 1, 2011) , http://www.unocha.org/top-stories/all-stories/haiti-us231-million-needed-2012-people-continue-cope-aftermath-earthquake-st. [4] Patrick Duplat and Emilie Parry, Haiti: From the Ground Up, Refugees International (Mar. 2, 2010 12:01 AM) http://www.refugeesinternational.org/policy/field-report/haiti-ground. [5] Haiti Government Gets 1 cent of every U.S. aid dollar, Associated Press (Jan. 27, 2010) available at http://www.msnbc.msn.com/id/35103622/ns/world_news-haiti/t/haiti-government-gets-cent-us-aid-dollar/#. [6] Jeff Zelney, Obama Pledges US Aid to Haiti, N.Y. Times, Mar. 10, 2010 at A9. [7] Congressional Research Service, FY 2010 Supplemental for Wars, Disaster Assistance, Haiti Relief and Other Programs (2010). [8] AP: Haiti gov’t getting little U.S. Quake aid, USA Today, Jan. 28, 2010 available at http://www.usatoday.com/news/world/2010-01-27-Haiti-aid_N.htm “Each American dollar roughly breaks down like this: 42 cents for disaster assistance, 33 cents for U.S. Military aid, nine cents for food, nine cents to transport the food, five cents for paying Haitian survivors for recovery efforts, just less than one cent to the Haitian government, and about half a cent to the Dominican Republic.” [9] Office of the Special Envoy to Haiti, Has Aid Changed? Channeling assistance to Haiti before and after the earthquake (2011). [10] Id.at 15-16. [11] Congressional Research Service, FY 2010 Supplemental for Wars, Disaster Assistance, Haiti Relief and Other Programs (2010). [12] Haitian Companies Still Sidelined from Reconstruction Contracts, Center for Economic and Policy Research (Apr. 19, 2011), http://www.cepr.net/index.php/blogs/relief-and-reconstruction-watch/haitian-companies-still-sidelined-from-reconstruction-contracts. [13] Duplat, supra n. 4. [14] Maura R. O’Connor, Does International Aid Keep Haiti Poor?, Slate (Jan. 7, 2011, 7:11 AM) http://www.slate.com/articles/news_and_politics/dispatches/features/2011/does_international_aid_keep_haiti_poor/the_un_cluster_system_is_as_bad_as_it_sounds.html. [15] Universal Periodic Review Right to Housing Report, Institute for Justice & Democracy in Haiti (Mar. 24, 2011). [16] United States Governmental Accountability Office, HAITI RECONSTRUCTION: US Efforts Have Begun, Expanded Oversight Still to be Implemented (May 2011). [17] GAO Highlights, HAITI RECONSTRUCTION: Factors Contributing to Delays in USAID Infrastructure Construction (Nov. 2009). [18] Ansel Herz and Kim Ives, Wikileaks Haiti: The Post-Quake ‘Gold Rush’ for Reconstruction Contracts, The Nation (June 15, 2011) http://www.thenation.com/article/161469/wikileaks-haiti-post-quake-gold-rush-reconstruction-contracts. [19] Id. See Herz and Ives, Wikileaks, The Nation, supra. [20] Jimmy Wyss and Jacqueline Charles, A year later, Haiti’s recovery gridlocked, Miami Herald, (Jan. 8, 2011). Online at: http://www.miamiherald.com/2011/01/08/v-fullstory/2007280/a-year-later-haitis-recovery-gridlocked.html [21] Ben Fox, Ex-US official sues contractor in Haiti for fees, Associated Press, (Dec. 31, 2010), available at http://www.businessweek.com/ap/financialnews/D9KF42PO2.htm. [22] Shaila Dewan, US Suspends Haitian Airlift in Cost Dispute, N.Y. Times, Jan. 29, 2010. http://www.nytimes.com/2010/01/30/us/30airlift.html?ref=haiti. [23] Scott Maxwelll, Was federal money Sanford airport got after Haiti earthquake reimbursement – or profit? Orlando Sentinel, Jan. 8, 2011. http://articles.orlandosentinel.com/2011-01-08/news/os-scott-maxwell-sanford-earthquake-020110108_1_diane-crews-landing-fees-flights. [24] American Red Cross, Haiti Earthquake Response Two year Update, (Jan. 2012). [25] Stephanie Strom, Haiti crisis prompts fresh talk of pooling US relief money, .N.Y. Times (Feb. 1, 2010) http://www.nytimes.com/2010/02/02/us/02charity.html?ref=haiti [26] Philip Rucker, Corporate Leader named Red Cross CEO,, Washington Post (Apr. 9, 2008) http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2008/04/08/AR2008040801553.html. [27] Felix Salmon, Where Haiti’s Money Has Gone, Reuter’s Blogs (Aug. 22, 2011 4:55 PM) http://blogs.reuters.com/felix-salmon/2011/08/22 [28] $2.2 billion in Haiti aid leads to tug of war, Associated Press (Mar. 5, 2010, 6:48 PM) available at http://www.msnbc.msn.com/id/35732589/ns/world_news-haiti_earthquake. [29] Janet Reitman, Beyond Relief: How the World Failed Haiti, Rolling Stone (Aug. 4, 2011, 1:35 PM) http://www.rollingstone.com/politics/news/how-the-world-failed-haiti-20110804 [30] United States Agency for International Development Bureau for Democracy, Conflict, and Humanitarian Assistance Office of U.S Foreign Disaster Assistance, Shelter and Settlements sector update – March 2011 (2011). [31] CHF International Announces David A. Weiss as New President and CEO, CHF International (Sep.1. 21, 2010) http://www.chfhq.org/node/34515. [32] CHF International, 2009 Form 990, Schedule J, Part II, compensation. [33] Project Concern International, 2009 Form 990. [34] Corporate Overview, the Livingston Group, L.L.C. http://www.livingstongroupdc.com/index.php (last visited Feb. 17, 2012). [35] Honorable Lauri J. Fitz-Pegado, Partner, The Livingston Group, L.L.C. http://www.livingstongroupdc.com/honorable_lauri_fitz_pegado.php (last visited Feb. 17, 2012). [36] Reitman, supra note 27, at 7. [37] Helene Cooper, A presidential triple plea for Haiti fund, N.Y. Times Jan. 16, 2010 at A15. [38] Frequently Asked Questions, Clinton Bush Haiti Fund http://www.clintonbushhaitifund.org/pages/faq#5. [39] According to the Fund’s website, “the Clinton Bush Haiti fund made a nearly $2m equity investment in the Oasis Hotel. The $29 million, Haitian owned, 130 room hotel and retail space will be managed by Occidental Hotels and Resorts.” The Oasis Hotel, Clinton Bush Haiti Fund http://www.clintonbushhaitifund.org/programs/entry/oasis/ [40] International Federation of Red Cross and Red Crescent Societies, an Evaluation of the Haiti Earthquake 2010 Meeting Shelter Needs: Issues, Achievements and Constraints (2011). [41] Office of the Inspector General, Audit of USAID’s Efforts to Provide Shelter in Haiti (2011). [42] Frances Robles, Critics question funds for Haiti, Miami Herald, Jan. 9, 2011. http://www.miamiherald.com/2011/01/09/v-fullstory/2008079/critics-question-funds-raised.html. [43] Marc Lacey and Ginger Thompson, Agreement on Effort to Help Haiti Rebound, N.Y. Times, Jan. 25, 2010. http://www.nytimes.com/2010/01/26/world/americas/26haiti.html?ref=haiti. [44] Neil MacFarquhar, Skepticism on Pledges for Haiti, N.Y. Times, Mar. 31, 2010 http://www.nytimes.com/2010/04/01/world/americas/01haiti.html?ref=haiti. [45] Order of President Preval, April 21, 2010. online at: http://en.cirh.ht/files/pdf/ihrc_decree_20100421.pdf [46] Donor Aid Disbursements Increase 0.6 Percentage Points in 2.5 months, Canada Haiti Action Network (June 23, 2011) www.canadahaitiaction.ca/content/donor-aid-disbursements-increase-06-percentage-points-25-months. Members of the Haitian senate complained that Bellrieve had surrendered Haitian sovereignty to the IHRC. Bellrieve agreed with his critics but said he hoped the government could become “autonomous in its decisions” at some point. Bellerive has also criticized the international community for not allowing Haiti to play a bigger role in its own reconstruction. Frances Robles. Critics Question Funds Raised for Haiti, Robles, Miami Herald, Jan.9, 2011. [47] Jean-Max Bellerive and Bill Clinton, Finishing Haiti’s Unfinished Work, N.Y. Times, July 11, 2010, http://www.nytimes.com/2010/07/12/opinion/12clinton-1.html?ref=haiti. [48] Lesley Clark and Jacqueline Charles, Martellly to reform Haiti reconstruction panel, Miami Herald, July 21, 2011. http://www.miamiherald.com/2011/07/21/2325320/martelly-to-reform-haiti-reconstruction.html#storylink=misearch [49] President Preval April 21, 2010 Executive Order Sunset Provisions, supra note 43 at §§27-28; Clinton-Led Reconstruction Commission Starts Up In Haiti, Associated Press (June 6, 2010) available at http://newsone.com/nation/associatedpress2/clinton-led-reconstruction-commission-starts-up-in-haiti/. [50] Minutes of December 14, 2010 of the IHRC. http://en.cirh.ht/files/pdf/ihrc_board_minutes_december_14_2010.pdf [51] Reitman, supra note 27 at 5. [52] Oxfam International, From Relief to Recovery: Supporting good governance in post-earthquake Haiti (2011). [53] Isabeau Doucet, One Year Later, Haiti Hasn’t Built Back Better, The Nation, Jan. 12, 2011 http://www.thenation.com/article/157665/one-year-later-haiti-hasnt-built-back-better. [54] United States Government Accountability Office, Report to Congressional Committees, HAITI RECONSTRUCTION: US Efforts Have Begun, Expanded Oversight Still to Be Implemented (2011). [55] Haiti Quake Panel’s Mandate Ends, Associated Press, (Oct. 22, 2011), available at http://news.yahoo.com/haiti-quake-panels-mandate-ends-221211759.html. [56] Lesley Clark and Jacqueline Charles, Martellly to reform Haiti reconstruction panel, Miami Herald, July 21, 2011, http://www.miamiherald.com/2011/07/21/2325320/martelly-to-reform-haiti-reconstruction.html#storylink=misearch. [57] Haiti Reconstruction Fund, HRF Quarterly Update (Fall 2011). [58] Haiti Reconstruction Fund, Annual Report (2011). http://www.haitireconstructionfund.org/hrf/sites/haitireconstructionfund.org/files/HRF%202011%20Annual%20Report.pdf [59] Haiti Reconstruction Fund, HRF Quarterly Update (Fall 2011). http://www.haitireconstructionfund.org/hrf/system/files/private/HRF%20Fall%202011%20Quarterly%20Update%20.pdf [60] Haiti Reconstruction fund, Financial Report as of August 31, 2011 (2011). [61] Special Envoy Report, supra note 2 at 21. [62] Id. at 21-23.

samedi 6 octobre 2012

Thèmes de l’Emission de la semaine - Orlando le 5 octobre, 2012 - Actualités Politiques : Grandes Lignes - Le Sommet des Nations-Unies ayant pris fin. C’est le renouvellement du mandat de la Minustah qui fait la une et remplit l’avant-scène. Depuis huit ans cette période du renouvellement, offre ponctuellement à certains l’opportunité de monter au créneau pour faire preuve de patriotisme, de nationalisme et à d’autres l’opportunité de plaider en faveur de la reconstitution de l’armée. C’est la saison des discours allant de la frustration à la lamentation ! Il faut nous mettre d’accord au moins sur le fait que l’évocation du chapitre VII de la charte des Nations-Unies pour la mise sous tutelle, soit due au constat de la faillite de l’Etat en Haïti. Et cet état de faillite s’est répété deux fois de suite en une décade sous le régime lavalas, causé par la pérennisation intentionnelle de la déliquescence institutionnelle. Le renouvellement du mandat de la Minustah ne dépend pas uniquement de l’approbation du gouvernement haïtien. Son budget de fonctionnement qui s’élève à presqu’un demi-milliard de dollars US, l’an, est supporté par des pays donneurs d’aide. Le contingent et le cadre viennent d’autres pays qui ne sont pas forcément des donneurs d’aide. Sa présence est donc due aussi à une volonté collective d’une politique internationale qui juge opportun de supporter à la fois sa présence et son fonctionnement en Haïti. En réaction à l’arrivée de la Minustah en Haïti, l’idée de reconstituer l’ancienne armée, est devenue une préoccupation pour certains et pour d’autres la voie unique et la condition sine qua non de la récupération automatique de l’autonomie nationale. La présence de l’armée en tant que force publique est une exigence constitutionnelle, certes. Mais la reconstitution de l’ancienne armée, n’est pas de fait un passage obligé, pour la récupération de l’autonomie nationale. La création d’une armée totalement nouvelle, constitue une des étapes importantes et essentielles à la récupération de l’autonomie nationale. Mais elle ne peut pas être, ni la première, ni l’unique étape. On peut ne pas vouloir y croire. Mais on est bien obligé de se rendre à l’évidence et tenir compte du fait que le rapport de la Banque Mondiale vient de classifier Haïti le pays le plus pauvre de la planète, à 77% de taux de pauvreté. La reconstitution ou la création et de plus le maintien d’une armée, étant un projet très onéreux, sont-ils possibles dans l’immédiat ? Il est important de constater et d’admettre aussi que bien avant sa mise sous tutelle, Haïti, tel qu’elle est organisé et qu’elle fonctionne, son budget de fonctionnement, a été et continue à être jusqu'à présent subventionné à plus de 60% ! Et son budget d’investissement public est presque inexistant ! Cette situation de faillite bien qu’elle soit la norme depuis plusieurs décades. Il n’est pas normal, d’accepter, ni de croire que ce soit une fatalité incontournable. Il y a plusieurs raisons manifestes, connues, qui l’expliquent, l’ont rendu possible et l’ont entretenu. Tel que l’incompétence, la corruption, l’impunité, la présence de criminels notoires aux plus hauts sommets de l’état, le népotisme de la médiocrité, le nivellement par le bas, tout le cortège de dysfonctionnement et de crises larvées irrésolues qui accablent ce pays depuis 55 ans. Le premier pouvoir élu constitutionnellement qui a gouverné pendant 5 ans sous l’égide du régime de tutelle, est celui de René Garcia Préval. Il a préféré jouir de la protection inconditionnelle que lui a offerte la Minustah, et choisi de jouer le rôle de corrupteur et de corrompu, gérant la continuité. Préval a gouverné ignorant totalement l’existence du régime de tutelle. Il a agit comme si c’était une situation normale et permanente. Il n’a envisagé aucune mesure, aucune solution, aucun plan, de restructuration institutionnelle. Rien qui puisse engager le pays à sortir de la déliquescence institutionnelle, ni de la faillite de l’état. Il n’a jamais donné aucune preuve d’une velléité minimale de récupération graduelle de l’autonomie nationale. Ça a été, en ce qui concerne l’autonomie nationale, 5 ans de perte sèche ! Ceux qui pensent que ce soit seulement l’absence d’une armée qui soit la cause unique et primordiale du régime de tutelle. Croient qu’il suffirait simplement de reconstituer l’ancienne armée pour récupérer automatiquement l’autonomie et la souveraineté nationale. Ils ignorent ou feignent d’ignorer le fait que l’institution militaire elle-même a été, bien avant sa dissolution, victime de la déliquescence institutionnelle. C’est un fait historique connu et admis, que l’armée d’Haïti a été domestiquée par François Duvalier et pour cause. L’armé a été de fait, la première des institutions à succomber dans la déliquescence institutionnelle ! Ça a été le premier tour de force politique de François Duvalier, pour garantir la pérennisation de sa présidence à vie. Ce n’est un secret pour personne non-plus, que pour s’enrôler dans l’armée d’Haïti sous Duvalier, il fallait non-seulement être un duvaliériste connu. Mais de plus et surtout, il fallait avoir le parrainage d’une autorité duvaliériste. C’est cette armée qui a été démantelée par l’armée américaine, au moment du retour d’Aristide au pouvoir en 1994. Mais qu’Aristide n’ayant pas compris ce que les enjeux conjoncturels lui offraient sur un plateau d’argent. Il n’a pas su faire preuve d’intelligent. Il n’a pas saisi l’opportunité de ce moment de faiblesse de l’institution militaire démantelée pour la domestiquer, comme François Duvalier l’avait fait avant lui. Aristide aveuglé par l’inexpérience, plus motivé par l’émotion que par l’intelligence, a voulu seulement se venger du coup d’état du 30 septembre 1991. Il a choisi plutôt, son abolition en 1995. Ce qui ont été enrôlés et ont reçu leur formation militaire durant cette période de déliquescence de l’institution militaire sous Duvalier, sont, qu’ils veuillent l’admettre ou non. Qu’ils en soient conscients ou pas, victimes de cet état de fait. Ceux qui parmi eux disent, quand on évoque ces faits historiques irréfutables. Que l’on est en train d’errer en regardant plutôt dans le rétroviseur, que de regarder de l’avant. A ceux-là, on rappelle : « Que ceux qui choisissent d’ignorer l’histoire, sont condamnés à la répéter. » On ne peut pas se permettre d’ignorer, les circonstances, la durée, l’ensemble et la complexité des éléments qui ont contribué directement à amener le pays à sombrer graduellement sous deux régimes de tutelle en une décade. C’est l’ensemble des institutions victimes de la déliquescence institutionnelle, pendant plus d’un demi-siècle, et la dégradation constante des conditions, qui ont causé en deux fois cette faillite de l’Etat haïtien. Il est absolument illogique et irrationnel, de croire que la reconstitution de l’ancienne armée, à elle seule, arriverait à résorber automatiquement la totalité des conditions qui ont abouti à la faillite de l’état et extirperait simultanément toutes les institutions de la déliquescence, pour récupérer l’autonomie nationale. Il n’y a rien d’automatique dans la récupération de l’autonomie nationale. There is no silver bullet ! C’est précisément pourquoi c’est un processus et non une manœuvre ! Supposez pour un instant, que l’on veuille récupérer l’autonomie nationale. Qu’on le fait uniquement en substituant aux troupes de la Minustah, des troupes de nationalité haïtienne, mais en gardant en Haïti, pour le support de ces troupes haïtiennes, la totalité des casernes, postes, équipements, armes et munitions utilisés par les militaires onusiens. Ceci pour facilité et réduire substantiellement le coût initial de la reconstitution de l’armée d’Haïti. Aurait-on pour autant résolu simultanément pour toutes les institutions, y compris l’armée elle-même, le problème de plus d’un demi-siècle de déliquescence institutionnelle ? Aurait-on pour autant résorbé la faillite de l’état, qui pérennise depuis plus de deux décades ? Aurait-on, pour autant, mis fin à toutes ces conditions qui ont causé la mise sous tutelle en deux fois en une décade ? La réponse à ces 3 questions, est évidemment non. Vous conviendrez alors, que reconstituer l’ancienne armée ou créer une nouvelle armée, ne peut pas être ni la première étape, ni la seule étape à franchir pour récupérer harmonieusement l’autonomie nationale sans courir le risque d’un déséquilibre institutionnel dangereux ? Posez-vous bien la question, de manière réaliste et sans aucun préjugé. Dans ce scénario, créant automatiquement des nouveaux rapports de forces, qui aurait instantanément le haut du pavé ? Entre d’une part, cette force militaire ancienne ou nouvelle, fraîchement reconstituée ou créée, ayant armes, munitions, équipement, communication, transport, contingent, cadre, casernes et postes militaires quadrillant tout le territoire, etc. Et d’autre part, trois pouvoirs civils faibles, pauvres, dysfonctionnels, qui se chamaillent continuellement, dont le budget de fonctionnement est subventionné à plus de 60%, gouvernant un Etat en faillite totale, avec des institutions en pleine déliquescence et les conditions qui ont causé sa mise sous tutelle, non-encore résorbées ? Vu la différence abyssale qui s’installerait immédiatement dans les rapports de forces entre un pouvoir civil faible, dysfonctionnel et une armée bien équipée et fonctionnelle, pose un problème dangereux de déséquilibre total des pouvoirs, peu importe la nature de l’armée, reconstituée ou créée. Cependant, compte tenu de l’origine politique de l’ancienne armée reconstituée, le danger dans ce cas deviendrait incommensurable. Ceci équivaudrait à la substitution pure et simple d’une force d’occupation étrangère, par une autre force d’occupation nationale. C’est d’ailleurs ce que cette armée démantelée en 1994 et abolie en 1995, a eu au cours de toute son existence comme rôle, dès sa création par les forces d’occupation américaines, le 2 août 1934. La neutralité politique d’une nouvelle force armée, est fondamentale pour la modernité, la stabilité sociopolitique et institutionnelle du pays ! Aller de l’avant vers la modernité, est un impératif incontournable. On ne peut pas se permettre de retourner en arrière, avec la reconstitution de l’ancienne force armée, sans abonder dangereusement dans le sens de la continuité. La consolidation de toutes les institutions étatiques sans exception et du pouvoir civil en particulier, sont primordiales, pour un équilibre viable entre les 3 pouvoirs, les institutions étatiques et la force publique ! Il ne s’agit pas de sortir au plus vite du régime de tutelle, par le bricolage, par la précipitation, par des faux-fuyants, ni par des raccourcis, servant subrepticement des intérêts sectoriels, mais contre évidemment ceux de la pluralité. Il ne s’agit pas d’atermoiement non-plus, mais de préparation avec certitude et détermination. Il s’agit de systématiser en profondeur une action qui engage à la fois la survie d’une nation autonome et d’un Etat souverain ! Il est important de réfléchir minutieusement aux conséquences, aux moyens, aux méthodes, aux procédures, aux priorités d’impotence, aux priorités de séquences et surtout à la synchronisation précise des séquences logiques et ordonnées des étapes à franchir. Diriger, c’est donc d’abord comprendre, pour prévoir ! Une récupération bâtarde de l’autonomie nationale, ne sera pas viable à long terme et ne servira pas non-plus l’intérêt national, ni la viabilité d’un Etat souverain.

vendredi 5 octobre 2012

Economie - Franck Ciné - PDG Haitel sort de son Silence : L'affaire État haïtien contre Haitel-Franck Ciné : La vérité que cachent les autorités - Détails Catégorie : Economie . - Je veux commencer par décrire le contexte dans lequel la Haitel, fut créée. - Franck Ciné - PDG Haitel - Apres trois années d'intenses négociations ayant abouti à l'ouverture officielle, le 19 juillet 1999 de nos circuits. Il me fut donné, dans le cadre de la commémoration du troisième anniversaire de l'entreprise, le 13 décembre 2003, de rappeler les difficultés auxquelles nous fumes confrontés pour doter le pays de la première compagnie de téléphone cellulaire. J'avais déclaré, ce soir-là : «De nos jours, l'étau économique s'est resserré. Voilà déjà plus de deux années que nous sommes à la recherche de nouveaux investisseurs pour pouvoir étendre notre réseau et mieux satisfaire le besoin des familles démunies en créant du travail. Mais l'image projetée par ce pays joue contre nous, et personne de la grande communauté financière internationale ne veut prendre la chance de prêter un sou à une institution d'un pays qualifié de désorganisé et sans avenir, un pays où les investissements ne sont ni protégés ni garantis, ne cesse-t-on de répéter et vivant dans une corruption bien structurer. De toute évidence, monter une entreprise de cette nature et envergure n'était et n'est toujours pas chose aisée. L'expérience que j'ai initiée a été, quelques années plus tard, reproduite par des entreprises étrangères, qui ont profité des démêlés de la Haitel avec le gouvernement haïtien pour envahir l'espace du marche des télécommunications, ouvrant la voie à un monopole venu d'ailleurs, et définitivement établi à la faveur de l'absorption d'une des deux par l'autre des deux entreprises de téléphonie mobile étrangères qui ont été autorisées à s'implanter en Haïti. Les consommateurs haïtiens ne vont pas tarder à subir les méfaits de l'absence de concurrence dans le secteur des télécommunications, car l'unique compagnie de téléphone cellulaire qui reste va se démener comme un beau diable pour tenter de rentrer dans ses fonds investis en Haïti. Car en sus du capital dépensé pour s'installer dans notre pays, les propriétaires de la Digicel ont misé gros dans les œuvres sociales et l'aide humanitaire, sans oublier le financement des activités politiques en faveur des hommes du pouvoir qu'ils ont assuré. Les déboires de la Haitel liés au sort fait à la Socabank Il est indéniable que la crise dans laquelle est projetée la Haitel ne peut être dissociée de la Socabank défunte, institution bancaire dont j'étais actionnaire majoritaire. Puisque l'opération menée par le précédent gouvernement ayant abouti à la dissolution de celle-ci entre dans le cadre d'une vaste conspiration des autorités du pays pour s'emparer des deux institutions en bonne santé financière qui servaient les couches défavorisées trop longtemps socialement, économiquement et politiquement isolées. Alors que la Socabank, renflouée par les fonds générés par la Haitel, favorisait l'accès des petits marchands (des) au capital, à l'échelle nationale, la Haitel « a libéré la parole ». Non seulement nos concitoyens, à la capitale et dans les centres urbains, avaient le pouvoir de communiquer entre eux, mais encore nos frères et soeurs, bêchant joyeux au coeur du pays profond, avaient la possibilité de converser, en temps réel, avec leurs progénitures et les membres de leurs familles séjournant en dehors d'Haïti. De toute évidence, le succès dont jouissait le tandem Socabank-Haitel, tant auprès de la clientèle bancaire que des usagers du téléphone, était mal vu dans un certain milieu d'affaires. Surtout que mon obstination à placer les recettes provenant de la Haitel exclusivement dans l'institution bancaire dont je faisais partie, en dépit des demandes réitérées de « partager » les dépôts avec les compétitrices de la Soca, avait agacé les alliés du pouvoir exploitant les mêmes créneaux. La DGI, un instrument de répression du pouvoir Organe destiné à recevoir les revenus de l'État et à en contrôler judicieusement et équitablement leur provenance, la Direction Générale des Impôts (DGI) est transformée en instrument de répression par les apprentis dictateurs en mal d'abus de pouvoir. Si le leadership politique sélectionne isolément ses victimes, dont certaines ont opté pour donner dans le panneau, afin d'éviter le scandale ou de tenter une action en justice contre l'État, certaines fois, le Gouvernement est confronté à des citoyens déterminés à faire respecter la loi et la justice. Aussi quand, sous l'administration Préval, la Socabank (et la Haitel en retrait) fut menacée de dissolution sous prétexte que Franck Ciné l'avait conduite à la banqueroute, malgré que Franck Ciné n'ait jamais géré la Socabank et avait accepté son poste de conseiller a titre honorifique seulement pour aider à l'avancement de la boite. Au tribunal de première instance, dont le juge prenait ses consignes du Palais national, l'accusation de mise en banqueroute de le la Socabank portée contre moi fut maintenue. Le verdict fut également confirmé en appel pour la même raison. Inflexible dans ma détermination de faire triompher la justice, je portai l'affaire par devant la Cour de cassation. Je ne saurais oublier de dire que le président Préval avait ordonné mon incarcération bien que, par le biais de mes avocats, j'aie argué mon droit à la liberté provisoire sous caution. Dans le même ordre d'idées, Préval et ses amis n'ont pas attendu que le dernier mot de justice soit dit pour accaparer l'objet de leur convoitise. « La Socabank fut dissoute et ses avoirs, comme le manteau du Christ, distribués entre une autre institution compétitrice et la Banque nationale de crédit (BNC) ». L'État haïtien fut débouté de sa plainte en cassation. Les juges à l'unanimité ont décidé qu'il n'y avait lieu de prouver l'état de faillite de la Socabank et renvoya Franck Ciné et ses co-accusés hors de cause, en plus d'ordonner que soient restitués les biens mis sous scellés ou saisis sous le titre mesures conservatoires. Mais l'État Haïtien dont le chef, en l'occurrence René Préval, qui avait prêté serment de respecter et de faire respecter les lois du pays, décida tout bonnement d'ignorer cette décision. La Socabank ainsi liquidée, le pouvoir s'est empressé de concentrer ses ressources négatives sur les activités de la Haitel. Encore c'est la DGI qui produisit des rapports erronés déterminant les redevances de la Haitel envers l'État Haïtien fixées à plus de 80 millions de $ U.S. Pendant que l'État Haïtien menait l'action contre la Socabank, il imposait de sérieuses restrictions sur les activités de la Haitel affectant négativement son fonctionnement. Les comptes en banque de la compagnie furent gelés, les miens et ceux de ma famille aussi. Suivant cet acte, la License d'opération de la Haitel fut bloqué par le Conatel ainsi que toutes nos activités commerciales par la DGI (en un mot le gouvernement de Preval utilisant les institutions de l'état Haïtien a mis la Haitel en Faillite): La porte était ainsi grande ouverte pour la destruction de la Haitel, permettant ainsi l'évolution des autres compagnies de télécommunication. La faillite de la compagnie évoquée par le directeur général de la DGI s'inspire des pratiques d'un gouvernement insensible au sort d'une entreprise génératrice d'emplois, et qui permet à quelque 3 000 employés de subvenir aux besoins de leurs familles. Dans un pays comme Haïti rongé par le chômage endémique, une compagnie ayant un tel statut mérite une considération spéciale. À moins que les gouvernants soient animés d'un désir autre que servir le pays avec honnêteté et compétence. En effet, par la magie des méthodes de la DGI, après la mise en faillite de la compagnie, les dettes de la Haitel subissent une inflation périodique, au gré de ceux qui dirigent cette institution. Dans le cas présent, c'est Jean-Baptiste Clark Neptune qui s'affiche en tant qu'exécutant des basses besognes du pouvoir, fixant désormais les dettes de la Haitel à plus de 150 millions $. Il prétend avoir découvert des revenus de l'ordre de 92 millions de $ dérivés des appels téléphoniques provenant de l'étranger. Les dernières révélations faites par le directeur général de la DGI concernant les dettes de la Haitel envers l'État Haïtien, visiblement dans le bus d'éloigner l'opinion publique nationale et internationale des méfaits de l'institution qu'il dirige dans le dossier des hommes d'affaires et chefs d'entreprises arbitrairement accusés d'avoir des créances envers l'État, mettent en évidence l'incompétence de M. Clark Neptune. Dans sa dernière prestation médiatique sur la Haitel, Jean-Baptiste Clark Neptune expose son ignorance du principe le plus élémentaire des affaires, à savoir, recettes – dépenses = profit. Selon ses dernières déclarations, l'État a droit aux impôts sur les 92 millions qu'il prétend avoir découverts. Toutefois, il ignore, — ou feint d'ignorer—, qu'en vertu des accords signés avec les fournisseurs internationaux d'équipements livrés à la Haitel, j'avais pour obligation d'accepter leurs conditions, soit le dépôt des recettes provenant des appels entrants à des banques aux États-Unis, histoire de garantir le paiement des dettes contractées par la Haitel. Nous ne pouvons avoir accès au reliquat qu'après apurement des dettes de tels détails sont disponibles tels qu'ils sont indiqués dans les rapports d'audit effectués périodiquement et dont les autorités haïtiennes détiennent copies. Dans ces même audits, il est clair que les taxes sur ces 92 millions de dollars ont été paye a l'état haïtien. Dans ce jeu, je macabre la DGI et son directeur ne sont pas sérieux car de sa création jusqu'à 2007 la Haitel n'ont seulement a payer ses redevances envers l'état mais aussi a été déclaré publiquement être un des plus grand payeur a la caisse de l'etat. Mr Clark Neptune fait semblant d'oublier que pendant plus d'une année il a travailler a la Haitel comme fiscaliste et sa responsabilité était de définir équitablement les montants du a la DGI. Pourquoi n'avait il pas déclarer ou dévoiler que la Haitel avait des dettes aussi horrifiques envers l'état Haitien. Il parait que sa mémoire d'hier a été complètement efface.( une courte état de perte de mémoire.). Il parait que la vérité ne fait pas parti du plan de travail pour la destruction, encore plus la DGI et Mr Neptune n'ont pas déclarer au public que pendant les comptes en Banques de la Haitel ont été gelé par le gouvernement de Preval, la DGI a pu débloqués ces comptes temporairement pour les besoins de paiement d'impôt pour la Haitel. En clair, le mal est déjà fait, M. Neptune a prouvé à la nation et au monde entier ses limites dans ce domaine pourtant de sa compétence. Une lecture au préalable des documents comptables de la Haitel en possession de la DGI lui aurait épargné cet embarras. Aussi le CFO ou comptable en chef de la Haitel ainsi que d'autres membres de l'administration sont en direct contact avec Mr Neptune pouvant fournir la vérité sur la gestion financière de la boite. Le directeur général de la DGI aurait dû être instruit par ses alliés et/collaborateurs que, parmi les sept compagnies de téléphone international qui ont obtenu des financement en même temps que la Haitel de la compagnie NORTEL ( fournisseur d'équipement pour l'établissement des réseaux) en 1998, seule la Haitel, la compagnie haïtienne de téléphone cellulaire, a pu payer ses dettes; elle s'était acquittée de celles-ci un an avant la date d'échéance. Et n'était-ce l'intervention négative du Gouvernement haïtien aujourd'hui on chanterait la victoire du changement et du progrès et non exposer la noirceur de l'âme haïtienne, notre égoïsme et nos ignorances. Dans le récent dossier du Dr. André Morno, Jean-Baptiste Clark Neptune vient de confirmer les méthodes de la boite qu'il dirige et réitère sa volonté de se mettre au service d'un gouvernement qui passe pour maître dans l'art de fouler aux pieds les lois du pays et détruire l'image des hommes d'affaires Haïtiens. L'expérience démontre toujours que le pouvoir échappe à ceux qui le détiennent au moment où ils s'y attendent le moins. Ceux qui en ont fait l'expérience en savent long. En attendant, je ne m'arrête jamais dans ma quête de justice. Car j'ai la ferme conviction que le jour viendra où, à bout de patience et avec persévérance, l'heure des réparations des torts sonnera. Voilà toutes les vérités que les autorités Haïtiennes n'ont pas le courage de révéler au grand public. Franck N. Ciné Président Directeur Général de la Haitel
ACTUALITÉS Le CEM, collectif des étudiants de Mirebalais réclame la démission du Président Michel Martelly pour éviter un soulèvement populaire dans le pays - Détails Catégorie : Actualités Publié le vendredi 5 octobre 2012 13:42 - Lettre ouverte au Président de la République d'Haïti ; S.E.M Michel Joseph Martelly. - Monsieur le Président, Au nom d'un profond respect ancestral, nous tenons à saluer de manière révérencieuse, tous ceux qui ont atteint la magistrature suprême du haut état-major de la République d'Haïti. Avec une seconde de silence de plus, le Collectif des Etudiants de Mirebalais (C.E.M) se sentirait responsable voire coupable de ne pas vous dire la vérité telle que toute morale et dignité humaine l'exigent. Ainsi, sommes nous fiers d'être la première république Nègre du monde, fiers d'avoir posé le problème de la colonisation avant l'Afrique mère. Et fiers d'avoir fait 1804 que nous considérons comme le pôle de l'accélération de la révolution industrielle. Jusqu'ici les haïtiens n'ont rien inventés comme certains le disent. Cependant, nous resterons à tout jamais le générateur des modes de pensées les plus éclectiques, qui ont conduit à la mise en question de l'exploitation de la force de l'homme par l'homme dans des conditions infrahumaines. A travers ces considérations historiques si nobles et si précieuses, nous voulons vous rappeler Monsieur le Président: « Que vous êtes le chef de l'Etat, le garant de toutes les institutions. Mais la république n'est pas à vous. Ceci dit, vous ne pouvez en aucun cas réduire la postérité de Dessalines et consorts en un chalet familial et amicale où les fonds publics se distillent dans des programmes futiles, bidons et inefficaces tels que : Aba grangou, Katye pam poze, Ti manmi cheri, Kredi ròz fanm...» Alors que vous venez de changer votre flotte de véhicules, effectuer des voyages forts couteux sans aucune retombée économique pour le pays dont le plus récent est celui effectué au siège des Nations-Unies à l'occasion de la 67ème Assemblée générale avec une délégation de 45 personnes aux frais de la République. Contrairement au chef de l'Etat de la République Dominicaine qui en amène 5. Et que le peuple croupit dans la promiscuité, l'ignominie et atteint la dimension la plus sensible de l'indigence qu'est « la misère ». Joint à certains parlementaires (Conzé), vous n'abordez pas les grands défis nationaux avec sérieux, professionnalisme et le sens dextérité. Nous sommes arrivés au bout des dérives politiques. Les crises que nous connaissons aujourd'hui, ne sont pas la conséquence d'un quelconque déterminisme ni d'un pur hasard. Elles sont plutôt le résultat de l'exclusion consciente des masses, des laisser pour comptes et des incomptés de notre histoire. Ces derniers qui, aujourd'hui réclament leur droit, exigent la redistribution équitable des richesses de la république, usurpées par une dynastie chronique venimeuse. Eux, que votre chef de Gouvernement qualifie de mercenaires. Face à la problématique de la famine actuelle qui guette le peuple, de l'autre bout de sa tombe, Demesvar Delorme vous aurait proposé son livre « Réflexion diverses sur Haïti, la misère au sein de la richesse ». D'emblé, vous comprendriez que tout vrai développement du pays est d'abord un phénomène endogène assis sur un choix économique clair et rationnel. Que le choix d'importer 300.000.00 sacs de riz dans le pays ne peut qu'envenimer la situation. Vous auriez compris Monsieur le Président ce que la misère veut dire en regardant les conditions de vies d'un Jean Val Jean et d'un Marius dans « les misérables » de Victor Hugo. Ce dernier vous amènerait à comprendre que les crises sociales ne peuvent être résolues ni par un juridicisme étroit ni par la surenchère politique. Combien vous aurait-il couté de prendre connaissance de l'Allocution prononcée en date du 16 juillet 2003 par l'icone de la révolution Cubaine Fidel Castro à « l'occasion du 50ème anniversaire de l'attaque des casernes Moncada et Carlos Manuel de Cestedes à Santiago de Cuba ». ? Pour comprendre que très souvent l'aide internationale n'est qu'un cadeau empoisonné mettant les pays pauvres du Sud dans une dépendance structurelle et aveugle. La quelle position a été confirmée par l'Ancien Rapporteur des Nations-Unies au droit à l'alimentation Jean Ziegler à travers sa bible « Géopolitique de la faim ». Ceux qui meurent de faim aujourd'hui ne sont pas victimes d'une loi naturelle mais d'un acte d'assassinat. Ainsi, devons nous vous dire qu'on ne saurait développer un pays avec le don, la charité présidentielle, la propagande, et la mystification politique. Et que l'ordre mondial repose sur le jeu des forces économiques existantes. Nous avons donc besoin des hommes et des femmes qui puissent enlever le pays de son état de pays le plus pauvre de la planète. On en marre des discours farfelus qui noient le peuple dans le bassin des promesses « douces-amères ». Votre administration est celle qui fait la charité, humilie et trahit. Y a-t-il de rupture de système quand un Député en fonction à été arrêté sur votre recommandation ? Quand la presse est injuriée de votre part ? Lorsque des perceptions fiscales sont faites illégalement à travers le FNE (Fond Nationale pour l'Education) lorsque vous appliquez le népotisme, et des politiques extérieures serviles voire mercantiles ? L'Oncle Sam ne pourra pas toujours gravir la tribune du peuple pour défendre ses intérêts dans la question relative à votre nationalité. La liste serait trop longue Monsieur le président. Hélas ! Il faudrait toujours s'en prendre aux peuples, qui malgré son innocence, rêve un jour d'être justifié par ses bulletins de vote. Toujours, faut-il s'attendre au pire à un gouvernement cauchemardesque. En ce sens, Monsieur le président, face à votre impuissance constatée devant les nombreuses crises que traversent notre Haïti actuellement et la mort de vos promesses de campagne (Les 5 E), il est d'un impératif catégorique de laisser le pouvoir et vous rentrerez dans l'histoire du monde comme le premier président avoir fait preuve de patriotisme et de conscience de ses incapacités à diriger un peuple d'un passé si héroïque et glorieux. Pour éviter le pays d'un soulèvement rageux dans le département du Centre, nous voulons par anticipation remercier votre démission à la tête du pays. Ernst EXILHOMME Coordonnateur Général Pierre Rigaud DUBUISSON Secrétaire Général Patriotiquement, Collectif des étudiants de Mirebalais (CEM) ! Mirebalais 28 septembre 2012.