vendredi 11 janvier 2008

METTONS LA MAIN A LA PATE

Nous voulons créer un nouvelle organisation nationale immédiatement pour préparer l'après Préval. Pour éviter le long processus du 501(c)3 aux Etats-Unis, on peut oeuvrer sous la tutelle d'une organisation haïtienne en existence. Nous ne pouvons pas perdre une minute. Au sein de l'organisation, nous allons créer un "COMITÉ NATIONAL DE PROJETS D'AVANT-GARDE" ou (CONAPAG) qui engagera le peuple haïtien, i.e la nation toute entière a formuler une vision. Nous créerons du travail pour les jeunes qui seront responsables d'organiser, conduire, coordonner, réviser, formuler, recueillir des informations et d'arranger des réunions hebdomadaires. Nous avons de grandes idées dans la Diaspora, mais chaque département est unique et a des besoins spécifiques que seulement la population en est imbue. Je suis en train de travailler sur un processus que j'enverrai a tous ceux qui répondront a l'appel. Nous ne pouvons pas marcher a l'avant a travers ce forum. Il y a des documents que nous ne pourrions pas poster ici (20 a 30 pages) par example. Envoyez-moi immédiatement votre nom, votre téléphone, votre courrier électronique a: legrand.salvant@.... Je vais arranger une conférence via "Go To Meeting". Nous poserons les premiers jalons de ce grand travail d'envergure. Le temps est a l'action non aux paroles. En ce qui a trait aux cotisations, les haïtiens sont méfiants, et pour cause, par conséquent, j'ouvrirai le compte pour les Etats-Unis a Bank Of America avec $600 ou 60 mois de frais mensuels après que nous aurions établi toutes les conditions nécessaires pour le bon fonctionnement de l'organisation. Pour les haitiens vivant au Canada, Haiti, Europe, ou aux Antilles, les représentants feront de même selon leur moyen. Je vous lance un défi messieurs et dames. Si une organisation haïtienne en existence veut nous accompagner, qu'elle s'identifie. Allons de l'avant! ACTIONS! ACTIONS! ACTIONS!
Patriotiquement Votre

FORMATION D'UNE ORGANISATION NATIONALE

Nous voulons creer un nouvelle organisation nationale immediatementpour preparer l'apres Preval. Pour eviter le long processus du 501(c)3 aux Etats-Unis, on peut oeuvrer sous la tutelle d'uneorganisation haitienne en existence. Nous ne pouvons pas perdre uneminute. Au sein de l'organisation, nous allons creer un "COMITENATIONAL DE PROJETS D'AVANT-GARDE" ou (CONAPAG)qui engagera la peuplehaitien, i.e la nation toute entiere a formuler une vision. Nouscrererons du travail pour les jeunes qui seront responsablesd'organiser, conduire, coordonner, reviser, formuler, recueillir desinformations et d'arranger des reunions hebdomadaires. Nous avons degrandes idees dans la Diaspora, mais chaque departement est unique eta des besoins specifiques que seulement la population en est imbue.Je suis en train de travailler sur un processus que j'enverrai a tousceux qui repondront a l'appel.Nous ne pouvons pas marcher a l'avant a travers ce forum. Il y a desdocuments que nous ne pourrions pas poster ici (20 a 30 pages) parexample.Envoyez-moi immediatement votre nom, votre telephone, votre courrierelectronique a: legrand.salvant@.... Je vais arranger uneconference via "Go To Meeting". Nous poserons les premiers jalons dece grand travail d'envergure. Le temps est a l'action non auxparoles. En ce qui a trait aux cotisations, les haitiens sontmefiants, et pour cause, par consequent, j'ouvrirai le compte pourles Etats-Unis a Bank Of America avec $600 ou 60 mois de fraismensuels apres que nous aurions etabli toutes les conditionsnecessaires pour le bon fonctionnement de l'organisation. Pour leshaitiens vivant au Canada, Haiti, Europe, ou aux Antilles, lesrepresentants feront de meme selon leur moyen. Je vous lance un defimessieurs et dames. Si une organisation haitienne en existence veutnous accompagner, qu'elle s'identifie. Allons de l'avant!ACTIONS! ACTIONS! ACTIONS!Patriotiquement VotreLeGrand

jeudi 10 janvier 2008

HAITI: QUAND LA BRH CRACHAIT SUR SON OR

mercredi 9 janvier 2008

Par Gary Olius

Soumis à AlterPresse le 8 janvier 2008

Plus riche ou moins pauvre, la Banque de la République d´Haïti (BRH) le serait aujourd´hui, si elle avait pris la bonne décision sur la gestion de sa réserve d’Or, il y a sept ans. Dommage, l´art d´effectuer une lecture perspicace des conjonctures financières internationales et d´anticiper rationnellement le cours des événements lui a, semble-t-il, fait défaut. Un malin génie lui a inspiré - en l´an 2000 - la velléité indomptable de se débarrasser de 93,43% de son stock. Cette décision inconsidérée et prise à la va vite faisait des gorges chaudes et provoquait la grogne de plus d´un, mais la BRH a mis tout son poids dans la balance pour couper court à toute possibilité de débat ex-ante sur la question.
D´une part, elle brandissait la loi du 17 août 1979 qui lui attribuait le plein pouvoir en matière de vente ou d´achat d´or et, de l´autre, elle essayait de convaincre l´opinion publique qu´elle disposait des meilleurs spécialistes en matière de connaissance du système monétaire international et de gestion de portefeuille. Et partant, elle avait les coudées franches pour décider unilatéralement ce qu´elle veut, quand elle veut sans avoir de compte à rendre à personne. Ce fait était tel que même des médias haïtiens très influents acquiesçaient religieusement à la décision de la BRH ; d ´autant plus que la conjoncture politique de l’heure était assez délicate et la peur de prendre des risques envahissaient même les esprits des journalistes reconnus pour leur bravoure légendaire. On commentait à bâtons rompus cette décision d´envergure, mais avec une singulière prudence. Ceux qui voulaient assumer le male courage de la critiquer ouvertement ne trouvaient pas de tribune, tandis que les responsables de la Banque des banques étalaient sur des pages entières des grands journaux de la place les arguments qui justifiaient leur action.
Nous étions de ceux-là qui tentaient de faire entendre un autre son de cloche. Nous avons produit un article qui voulait montrer que la transaction de la BRH traduisait un manque de clairvoyance. Nous l’avons soumis à un quotidien très prisé sur le territoire national et celui-ci a refusé catégoriquement de le publier. Depuis lors, nous avons compris pourquoi des gens prêtaient le flanc à l´allégation faisant croire que derrière cette affaire se cachaient de gros intérêts. Malgré tout, nous restions convaincu qu´un jour ou l´autre le caractère irrationnel de cette décision finirait par devenir patent même pour le commun des mortels.
Dans ce texte, nous avons défendu l´idée que (1) il n´y avait pas lieu de procéder à cette vente car le stock d´or en question ne représentait que 1,8% des réserves de la BRH et, en tant que tel, le risque que la baisse des cours faisait encourir était marginal, (2) le prix de l´or, comme devise universelle, doit nécessairement obéir à une logique quasi-cyclique, c´est-à-dire toute baisse très significative devrait tôt ou tard céder la place à une hausse assez importante, comme c´était le cas au début des années 70, (3) ce que la BRH percevait comme un risque était en fait une opportunité d´augmenter son stock et mieux diversifier son portefeuille, bref, il valait mieux acheter que de vendre, (4) ceux qui achetaient massivement de l´or en 1999 ou en l´an 2000 n´étaient pas des imbéciles, ils s´évertuaient à constituer des stocks très importants et se donner les moyens d´influencer les cours du métal précieux dans les dix prochaines années et empocher à moyen terme d´énormes bénéfices, et (5) la constitution d´un véritable cartel de l´or, étroitement lié au premier producteur mondial (l´Afrique du Sud), n´était pas à écarter, vu que la grande quantité qui a été vendue à l´époque a été achetée par une minorité qui échappait totalement au contrôle du Conseil Mondial de l´Or.
La BRH a vendu 18,581.887 onces d´Or à 258,40 $US l´unité. Actuellement l’once vaut 860 $US. Ce qui laisse supposer qu´en restant indifférente au pseudo effet de mode qui prévalait en 1999-2000 elle aurait augmenté ses actifs de plus de 11 millions de dollars. Si, au lieu de vendre, elle avait pris la décision de porter son stock à l’équivalent de 10% de son portefeuille, cette augmentation serait de l’ordre de 100 millions de dollars. Passer à un ratio (or/devises) de 1,8% à 10% n’était aucunement une décision irréaliste vu qu’aux USA, par exemple, la part de l’or dans les réserves représente jusqu’à présent plus de 55%. Dans le cas des pays comme l’Angleterre, la France, l’Allemagne, l’Italie et le Venezuela le poids du métal jaune dans les réserves nationales oscille encore entre 25 et 40%. Un pays géographiquement aussi petit qu’Haïti, la République de Taiwan, dispose de plus de 400 tonnes d’Or. Alors, quelle est cette mauvaise mouche qui a piqué les responsables de la BRH pour les porter à diminuer drastiquement le volume d’or dont dispose l’institution ? On mettra encore du temps pour comprendre le pourquoi de cette décision.
Le dollar baisse dangereusement et pas mal de pays se demandent perplexe s’il n’est pas plus prudent de diminuer la part du dollar américain dans leur réserve. Certes, on peut comprendre aisément l’effet dévastateur qu’une tendance généralisée d’abandon du billet vert comme principal élément de réserves des banques centrales. L’économie américaine pourrait atrocement en souffrir et cela ne serait pas sans conséquence sur le monde entier. Mais les petites économies comme celle d’Haïti ont intérêt à ne pas assumer la responsabilité de partager la facture salée d’un dollar laissé en chute libre. Des dépositaires de grandes quantités de la devise américaine comme Taiwan ou le Japon savent déjà ce qu’ils encourent et sont déjà sur le qui-vive. La tentation de conserver la majeure partie de leurs actifs en euros ou en Or est très forte chez eux, mais ils appréhendent aussi les conséquences immédiates de leurs décisions sur l’économie mondiale.
Dans un pareil contexte, les responsables des banques centrales des pays ayant un poids négligeable dans l’économie mondiale (comme Haïti) doivent se montrer très intelligents et attentifs. Ils se retrouvent dans une posture idéale pour faire fructifier leur portefeuille en jonglant avec dextérité sur l’évolution des cours de l’euros et de l’or par rapport au dollar américain. C’est une nouvelle opportunité qui s’offre aux autorités de la BRH pour démonter la profondeur de leur compréhension des mutations qui s’opèrent dans l’économie mondiale. Il serait souhaitable qu’elles tirent les leçons qu’il faut de leurs erreurs passées, qu’elles s’en repentent et fassent l’effort nécessaire pour voir de manière plus réaliste. Quand le prix du pétrole grimpe et que le dollar perd beaucoup de sa valeur, les pays importateurs qui ont plus de 50% de leurs réserves dans cette monnaie ont vraiment du souci à se faire et doivent exercer leur perspicacité. Il ne suffit pas de savoir réciter toutes les belles théories du monde économique et monétaire, il faut de préférence savoir les mettre à profit pour mieux interpréter les conjonctures et prendre opportunément les bonnes décisions. Seule la bonne compréhension des choses a un pesant d’or, tout le reste est folklore…
Contact : golius@excite.com

mardi 8 janvier 2008

J'ACCUSE

J’accuse tous les chefs d”Etat qui ont été choisis, nommés, ou élus à la Magistrature Suprême de l’Etat haïtien de 1986 à nos jours pour leur manque de clairvoyance, de patriotisme, de responsabilité, et de manque de vision puisqu’aucun plan stratégique de développement n’a été mis en place.
J’accuse toutes les Législatures de 1986 a nos jours pour n’avoir pas promulgué des lois ou projets de lois devant créer une atmosphère propice pour attirer les investisseurs nationaux et étrangers et pour n’avoir pas eu le courage de tenir tête à l’Exécutif et ont permis a des décrets présidentiels en maintes occasions d’abroger la Charte Constitutionnelle du pays.
J’accuse tous les soi-disant partis politiques pour n’avoir pas développé un projet de société, condition sine qua non d’existence d’un parti digne du nom, face a un parti au pouvoir sans plan ni vision.
J’accuse.
J’accuse la presse parlée, écrite, et télévisée pour n’avoir pas développé un program compréhensif d’éducation socio-économico-politique de 1986 a nos jours, se contentant seulement d’informer.
J’accuse l’appareil judiciaire du pays pour avoir vendu son intégrité pour quelque sous de 1986 a nos jours et dispensé une justice monnayée.
J’accuse l’Intelligentsia Haïtienne pour sa timidité et son manque de courage et pour n’avoir pas dit tout haut ce que les autres pensaient tout bas de 1986 a nos jours.
J’accuse.
J’accuse les enseignants a tous les niveaux pour avoir mis profit au-devant de l’acquis intellectuel de la jeunesse haïtienne.
J’accuse toutes les institutions religieuses de toute dénomination du pays pour n’avoir pas prêché plus forcément contre une culture qui n’avait aucune crainte du Dieu Vivant, soutenue, supportée, et financée par les gouvernements de 1986 a nos jours.
J’accuse la diaspora haïtienne pour n’avoir pas exige des gouvernements de 1986 a nos jours le développement d’un plan national, et pour n’avoir pas pu s’élever au-dessus des discussions de clan et avoir en maintes occasions pratiqué la politique a l’haïtienne même en dehors du pays.
J’accuse moi-même pour avoir accusé les autres. Les accusations ça et là ne vont rien résoudre. NOUS SOMMES TOUS COUPABLES. METTONS LA MAIN A LA PATE !

mardi 1 janvier 2008

LES DEUX "JEAN" SONT DANS LE PASSE...

Le 22 Septembre 2007 dernier, Monsieur Jean-Claude Duvalier, ancien président d’Haïti, envoyât un message de réconciliation au peuple haïtien. Cet évènement éveillât les passions, des discussions politiques s’ensuivirent, et la nostalgie s’installât dans certains cœurs. Pour les fêtes de fin d’année 2007, Mr. Duvalier présentait ses vœux les meilleurs a la nation haïtienne. C’était un geste très louable et appréciable.
Selon des sources non-officielles, Mr. Jean-Bertrand Aristide, ancien président d’Haïti, envoyât a maintes reprises, au cours de ces trois dernières années, des messages codés a ses partisans. Avec l’internet, il est archi-facile de communiquer avec ses amis et ses ennemis.
Les partisans de ces deux anciens chefs d’Etat réclament leur retour en Haïti.
Je m’abstiens de verser dans le passé pour faire un étalage des bonnes ou mauvaises actions posées par ces anciens présidents ou de même les comparer. Un plan national n’a jamais existé d’alors, doublé d’une manque de vision. Un fait demeure : Port-au-Prince, sous les deux gouvernements sus-cités, fut le centre névralgique de toutes machinations politiques. Apres tout, la conjoncture politique actuelle m’en interdit, elle crie et continue de crier très fort pour un nouveau leadership.
- Haïti a besoin d’un leader qui a fait preuve de son dévouement pour le peuple.
- Haïti a besoin d’un leader qui va sacrifier ses intérêts personnels au dépends des intérêts de ses concitoyens.
- Haïti a besoin d’un leader charismatique qui peut unir le pays.
- Haïti a besoin d’un leader qui a une vision et un plan et qui peut les partager avec toutes les couches sociales du pays.
- Haïti a besoin d’un leader nationaliste qui défendra ses intérêts quelque soient les circonstances.
- Haïti a besoin d’un leader qui est capable de lier les intérêts de l’Elite Haïtienne, de la classe moyenne, et les besoins des masses populaires.
- Haïti a besoin d’un leader qui n’hésitera pas a conduire le pays dans une voie de développement ou certaines factions ne voudraient pas y aller a cause de leurs intérêts de caste.
Que vous soyez duvaliériste ou aristidien, être haïtien prend la primauté sur toutes les autres affiliations. La question maintenant est de savoir quel est et quel sera votre contribution dans cette marche inexorable de l’histoire vers le devenir de la nation. Un pays ne meure jamais. Les deux « Jean » sont dans le passe...
BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2008 A TOUS!

jeudi 27 décembre 2007

L'ONCLE SAM (1823-2004)

(Extrait de "Le Monde Diplomatique")

MANIERE DE VOIR - AMERIQUE LATINE REBELLE

1823 (2 décembre). Formulation de la doctrine Monroe : sous prétexte de lutter contre les ingérences européennes, Washington entend instaurer son hégémonie sur tout le continent.
1824. Intervention des Etats-Unis à Porto Rico.
1831. Intervention en Argentine.
1846-1848. Guerre entre le Mexique et les Etats-Unis, qui s’emparent de la moitié du territoire mexicain – soit les Etats actuels de la Californie, du Nouveau-Mexique et de l’Arizona, ainsi qu’une partie de l’Utah, du Nevada et du Colorado.
1852-1853. Les marines débarquent en Argentine et au Nicaragua, secoués par des troubles, pour y protéger les intérêts américains.
1854. Un navire américain détruit la ville portuaire de San Juan del Norte (Greytown), au Nicaragua, en représailles à une offense faite au ministre-résident américain.
1855. Les armées américaine et européenne interviennent en Uruguay pour protéger les intérêts des Etats-Unis..
1860.Washington envoie des troupes en Colombie, où vient d’éclater une révolution.
1867. Les marines occupent Managua et León, au Nicaragua.
1891. Les troupes américaines affrontent les rebelles nationalistes au Chili et débarquent dans l’île de Navassa (Haïti) – revendiquée par les Etats-Unis –, après le soulèvement de travailleurs noirs.
1894. Occupation de Bluefields, au Nicaragua, après la prise du pouvoir du général « libéral » José Santos Zelaya, hostile aux Etats-Unis.
1896. Les marines débarquent dans le port de Corinto, au Nicaragua, en proie à des troubles politiques.
1898. Les Etats-Unis soutiennent la guerre d’indépendance des Cubains contre les Espagnols, auxquels ils déclarent la guerre après la destruction de l’USS Maine à La Havane. A l’issue du conflit, Madrid cède, entre autres, Porto Rico à Washington. Les Américains mettent en place un gouvernement militaire d’occupation à Cuba.
1899. Les troupes américaines et britanniques prennent le contrôle de San Juan del Norte et de Bluefields, au Nicaragua.
1902. Les Etats-Unis évacuent Cuba. En vertu de l’amendement Platt, ils en conservent la tutelle ainsi qu’un droit d’intervention, et se voient octroyer Guantánamo et l’île de Bahia Honda.
1903. Corollaire à la doctrine Monroe : le président Theodore Roosevelt octroie aux Etats-Unis le droit d’exercer « un pouvoir international de police ». Les marines occupent Puerto Cortés, au Honduras, et Saint-Domingue, en République dominicaine. Une « rébellion » protégée par l’US Navy déclare l’indépendance du Panamá (vis-à-vis de la Colombie).
1904. Le Panamá concède aux Etats-Unis l’usage à perpétuité du canal.
1906. Les Etats-Unis interviennent à Cuba à la suite de troubles consécutifs aux élections. Ils administreront l’île jusqu’en 1909.
1907.Washington dépêche des troupes au Honduras pour protéger ses intérêts, menacés par la guerre qui oppose le Honduras au Nicaragua.
1908. Les troupes américaines débarquent au Panamá afin de prévenir tout risque d’insurrection pendant les élections.
1909. Les marines sont envoyés au Honduras, où règne une guerre civile, afin de protéger les compagnies bananières américaines. Des troupes sont aussi dépêchées au Nicaragua, où Zelaya est « démissionné ».
1911. Les Etats-Unis interviennent de nouveau au Honduras.
1912. Les marines débarquent à Cuba après une révolte des travailleurs du sucre. A l’appel du président Adolfo Diaz, les Etats-Unis installent également des troupes au Nicaragua. Elles se retireront en 1925.
1914. L’armée américaine occupe plusieurs mois Veracruz, au Mexique, où la révolution a éclaté quatre ans auparavant.
1915. Des troupes sont envoyées en Haïti, en état d’insurrection. Le pays est placé sous protectorat jusqu’en 1934.
1916. Les Etats-Unis forment un gouvernement militaire en République dominicaine. L’occupation du pays prendra fin huit ans plus tard. Washington lance plusieurs offensives dans le nord du Mexique contre Pancho Villa.
1917. Les marines interviennent à Cuba pour réprimer une insurrection populaire et garantir les exportations de sucre.
1918. L’armée américaine occupe la province panaméenne de Chiriqui après des troubles consécutifs aux élections.
1919.Washington envoie les marines au Honduras pour y assurer l’« ordre public » pendant les élections. Des troupes entrent également au Guatemala, où un conflit oppose les syndicats au gouvernement.
1921. Les forces américaines prennent position des deux côtés de l’isthme de Panamá après un différend frontalier entre le Panamá et le Costa Rica.
1924. Des troupes débarquent au Honduras après une révolte populaire lors des élections.
1925. Au Panamá, les marines répriment violemment la grève générale qui agite le pays.
1926. Les troupes américaines occupent à nouveau le Nicaragua, qu’elles ont quitté un an auparavant, pour consolider le pouvoir de Diaz affaibli par l’agitation politique qui secoue le pays.
1927. Les marines affrontent la guérilla de Cesar Augusto Sandino lors de la bataille d’Ocotal, au Nicaragua. Celui-ci les tiendra en échec jusqu’à leur départ, en 1933, et sera assassiné l’année suivante sur ordre du général Anastasio Somoza, soutenu par Washington.
1932. Des navires américains croisent au large du Salvador après un soulèvement communiste dans le pays.
1933. Le président Franklin D. Roosevelt annonce qu’il veut substituer la politique du « bon voisinage » à celle du « gros bâton ».
1934. Fin du protectorat américain sur Cuba.
1947. Les Etats-Unis déploient des bombardiers B-29 après l’élection de Tomas Berreta à la présidence uruguayenne.
1950. Les marines écrasent la rébellion en faveur de l’indépendance à Porto Rico.
1954. Des exilés guatémaltèques entraînés par la CIA au Honduras et au Nicaragua renversent le président progressiste du Guatemala, Jacobo Arbenz, accusé d’être un « agent de Moscou ». Le colonel Castillo Armas instaure une dictature militaire.
1958. Les troupes américaines interviennent au Panamá après une mobilisation nationaliste.
1960. Le président Dwight Eisenhower donne son approbation à l’étude d’un programme d’action clandestine contre Cuba. Le 19 octobre, Washington promulgue un embargo sur le commerce avec l’île.
1961. Echec du débarquement de militants anticastristes, entraînés et équipés par les Etats-Unis, dans la baie des Cochons, à Cuba.
1962. Le 25 janvier 1962, l’Organisation des Etats américains (OEA), « ministère des colonies de Washington », exclut Cuba. Toutes les relations commerciales, diplomatiques et aériennes entre l’île et les autres pays du continent (sauf le Mexique) sont interrompues. Eclatant le 14 octobre, la « crise des fusées » oppose La Havane et Moscou à Washington.
1964. Les marines écrasent une révolte au Panamá en faveur de la restitution du canal. Encadrée par ses conseillers américains, l’armée colombienne attaque la « République indépendante » de Marquetalia, dont les combattants créeront ultérieurement les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC).
1965. Au nom du « danger » communiste, les Etats-Unis envoient vingt mille soldats en République dominicaine pour réprimer une insurrection dirigée par une fraction de l’armée qui proteste contre le renversement de Juan Bosch.
1966. Les « bérets verts » interviennent contre les rebelles au Guatemala.
1967. Ernesto Che Guevara est tué par l’armée bolivienne, qu’épaulent les Etats-Unis.
1973. Le président chilien Salvador Allende trouve la mort lors du coup d’Etat mené par le général Augusto Pinochet, aidé militairement par Washington.
1980-1992. Les Etats-Unis offrent un soutien militaire au gouvernement salvadorien, en lutte armée avec la guérilla du Front Farabundo Marti de libération nationale (FMLN).
1983. Les marines débarquent dans l’île de Grenade après la prise du pouvoir par le général procubain Hudson Austin.
1984. Les forces américaines minent les eaux de plusieurs ports du Nicaragua, dirigé depuis 1979 par les sandinistes, qui se préparent à organiser les premières élections générales pluralistes et qu’ils remporteront peu après avec 66 % des voix.
1986. Les Etats-Unis sont condamnés pour « usage illégal de la force » au Nicaragua par la Cour internationale de justice de La Haye. Scandale de l’« Irangate » : vente illégale d’armes à l’Iran pour financer les contras (groupes contre-révolutionnaires nicaraguayens).
1989. Les troupes américaines envahissent le Panamá et chassent le général Manuel Noriega du pouvoir au terme d’une semaine de combats.
1992. La loi Torricelli renforce le blocus de Cuba.
1994. Les Etats-Unis interviennent militairement en Haïti afin de rétablir à la tête du pays le président Jean-Bertrand Aristide, renversé en 1991.
1996. La loi Helms-Burton durcit notamment les sanctions à l’égard des pays commerçant avec Cuba.
2002.Washington participe en sous-main au coup d’Etat tenté, le 11 avril, contre le président vénézuélien Hugo Chávez.
2004. Les Etats-Unis, aidés par la France, démettent le président Aristide de ses fonctions et occupent Haiti.